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Au Sommet international sur l’espace à Paris, Denis Sassou Nguesso appelle l’Afrique à s’imposer dans les technologies spatiales

par Achille Salesh Ngoma
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Le président Congolais, Denis Sassou N’Guesso, présent au Sommet international sur l’espace qui s’est tenu du 9 au 10 septembre dans la capitale française, a donné du tonus à la voix de l’Afrique en plaidant pour la mise en place des outils pouvant permettre aux Africains de produire, traiter, maîtriser et partager leurs propres données spatiales au moment où l’Europe, par la voix du président Emmanuel Macron affirme qu’une gouvernance partagée de l’espace est désormais nécessaire et que les données spatiales “ne peuvent être la proie d’un seul pays”.

Par Achille Salesh Ngoma

Si l’Europe promet de développer ses propres vols habités dans la décade à venir, l’Afrique et le Congo peuvent aussi s’investir dans le développement de ces technologies et la formation des spécialistes pour s’affranchir de la dépendance de technologies des autres qui les ont longtemps gardés dans le rôle de consommateurs soumis et surveillés.

La vision du Congo, portée par Denis Sassou Nguesso, est de faire de l’espace africain un outil de développement, de consolidation de la paix et de préservation du patrimoine écologique, notamment le Bassin du Congo qui peut bénéficier de la surveillance satellitaire.

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Pour le président Congolais, il est plus que temps que l’Afrique s’affirme comme une actrice et partenaire respectable de l’économie spatiale.

« La république du Congo, fort de sa légitimité de président de la Commission climat du Bassin du Congo, organe de l’Union africaine ; est prêt à accueillir à Brazzaville un Observatoire spatial du Bassin du Congo, à vocation régionale et en liaison étroite avec l’Agence spatial africaine. L’Afrique ne demande pas seulement à recevoir. Elle veut aussi contribuer, produire, innover et partager », a plaidé le chef de l’Etat congolais.

A travers le sommet de Paris, le Congo, qui représente une portion significative du bassin du Congo, a compris l’enjeu du recours aux données satellitaires pour améliorer la connaissance, la gestion et la protection des écosystèmes forestiers, ainsi que la surveillance de ses ressources minières en proie à une exploitation sauvage par des exploitants ayant pourtant bénéficié de permis légitimes

« Nous avons besoin des satellites pour communiquer, notamment dans les zones rurales », a expliqué le ministre Congolais des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger ; Constant Serge Bounda qui a accompagné le président de la République à la table ronde de haut niveau « African leaders’ vision for space ».

Selon le chef de la diplomatie congolaise, ces technologies pourraient aussi aider le Congo dans la surveillance maritime, le développement agricole, l’aménagement du territoire et la préparation vis-à-vis des phénomènes climatiques.

Pour sa part, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nze, a indiqué que le gouvernement envisage l’intégration des sciences spatiales dans les programmes de formation et de recherche universitaire.  Les technologies spatiales ne doivent pas être perçues comme un luxe réservé aux pays développés, a-t-il souligné.

La réflexion stratégique sur l’avenir de l’espace, vient de démontrer que ce secteur est un levier important dans le contrôle du futur économique, scientifique et environnemental du globe.

Les membres de quelque 120 délégations étrangères et des communautés scientifiques, qui ont pris part au sommet, ont presque tous convenu que secteur est désormais au cœur d’enjeux structurels qui signalent une forte compétitivité dans le développement des technologiques afférentes.

Pour certains observateurs, le sommet de Paris a été une occasion pour les Etats de se réapproprier un secteur qui connaît une croissance fulgurante, portée par la transition vers le ‘‘New Space’’ qui semble être l’exclusivité des investisseurs privés et un petit groupe de pays.

Selon une étude du cabinet PwC, l’économie spatiale mondiale a dépassé les 500 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 1 100 milliards d’ici 2035, portée par les communications satellitaires, la navigation, l’observation de la Terre, les services de lancement et les activités autour de la lune.  

Photos screenshoots : Le président congolais et des membres de la délégation congolaise au Sommet de l’Espace de Paris.

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