Trois présumés trafiquants de pointes d’ivoire et leur complice greffier de tribunal, incarcérés depuis octobre dernier risquent 5 ans d’emprisonnement ferme et des amendes pouvant aller jusqu’à 5 millions de FCFA, à l’issue du procès qui se poursuit ce jeudi au Tribunal de Grande Instance de Dolisie.
Interpellés en octobre dans opération conjointe des gendarmes et des agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière, les quatres présumés criminels, ont plaidé coupable des faits de “détention, circulation, et tentative de commercialisation des pointes d’ivoire, trophées d’une espèce animale intégralement protégée,” au cours de trois audiences précédentes, au mois de novembre.
A l’exposition des preuves en octobre, les trois pointes d’ivoires étaient apparues découpées en morceaux, neuf au total. Six des morceaux d’ivoire portaient des identifiants de scellés d’une affaire vieille de 3 ans jugée au même tribunal. Un travail de fourmi mené par les enquêteurs avait ainsi établi la responsabilité du greffier dans la soustraction frauduleuse des scellés dont il avait la garde.
En se greffant aux trois accusés, le deal du greffier était de faire vendre les pièces et se partager les revenus, explique-t-on en précisant que la troisième pointe d’ivoire avait été rachetée à un individu dans le district de Banda, pour être revendue plus cher en ville.
Conformément à la loi sur la faune et les aires protégées de 2008, le Congo ne tolère pas l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur son territoire des espèces animals protégés, ainsi que leurs trophées, sauf en cas d’autorisation spéciales des autorités compétentes des eaux et forêts pour des raisons de recherches scientifiques ou de reproduction.

