Le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka, porte-parole des forces vives de la nation le 4 janvier dernier lors de la présentation des vœux au chef de l’Etat, a félicité Denis Sassou Nguesso pour les nombreuses réussites dont les effets se ressentent progressivement dans la société.
Ces réussites sont la conséquence de la mise en œuvre du plan national de développement (PND) adopté par le gouvernement, pour la période 2022-2026, a formellement indiqué Henri Bouka lors de la présentation au chef de l’Etat, des voeux des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation.
« L’équité, la justice sociale, les réformes sur l’âge d’admission à la retraite, le SMIG, le lancement de l’assurance maladie universelle, expression d’une solidarité nationale plus active et plus inclusive pour une équité plus renforcée et une justice sociale plus agissante, » sont quelques succès énumérés par le premier président de la Cour suprême qui a souligné la poursuite du dialogue social constructif entre l’Etat et les organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs pour plus de succès.
Le 8 novembre dernier, le gouvernement a changé l’âge d’admission à la retraite qui passe de 65 à 70 chez les cadres placés hors catégorie, de 60 à 65 ans pour les fonctionnaires de la catégorie 2, et de 57 à 60 ans pour les fonctionnaires de la catégorie 3. Dans le même registre, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été augmenté de près de 40 %, passant de 50 400 FCFA à 70 400 FCFA à compter de ce mois de janvier.
Les efforts du gouvernement ne se sont pas imités là, explique le « porte-parole » de la société civile qui a souligné que l’offre de santé a été améliorée avec l’appui technique de l’organisation mondiale de la santé, notamment avec le lancement de l’assurance maladie universelle.
Cependant, Henri Bouka a reconnu que tout n’est toujours pas « rose » dans la vie de la nation ainsi que le clament de nombreux Congolais à travers les réseaux sociaux, qu’ils considèrent désormais comme les meilleurs canaux de dénonciation des injustices sociales.
« Nous comprenons qu’il y ait eu des contre-performances ; vous ne les avez point occultées ; du reste, vous avez habitué le peuple du Congo à écouter la vérité même quand il s’agit de contre-performances parce que, les contre-performances, il faut les connaître, il faut se les approprier pour leur apporter les meilleurs antidotes », a déclaré au chef de l’Etat, le président de la Cour suprême.
Parlant de contre-performances, il s’agit par exemple de la fourniture d’électricité et la desserte en eau potable dans les grandes villes qui continuent de tirer le Congo vers le bas. Leur distribution pose d’énormes soucis. A Brazzaville, la capitale, les usagers selon les zones passent jusqu’à deux ou trois jours sans électricité. Même chose à Pointe-Noire où l’on mise sur la production de gaz naturel liquéfié depuis février 2024.
« Nous ne devons donc pas prendre ombrage de notre responsabilité. Sachons tout simplement que la plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever après chaque chute », a répondu Denis Sassou Nguesso aux forces vives.
Le président de la République, parlant sur l’état de la Nation en novembre dernier, avait déjà reconnu des difficultés dans la desserte en eau potable et la distribution de l’électricité. Il a donné des instructions au gouvernement pour la remise à niveau des réseaux de transport et de distribution de ces services vitaux.
Dans sa réaction au message des forces vives, sa plus grande satisfaction demeure le gage de paix. A plusieurs reprises, Denis Sassou Nguesso s’est félicité d’avoir ramené la paix dans le pays, en même temps qu’il s’implique dans la résolution de la crise libyenne pour laquelle il est le principal médiateur.
Le chef de l’Etat a affirmé, par ailleurs, que les efforts déployés en faveur de la jeunesse durant la période de mise en œuvre du plan national de développement se poursuivront même au-delà de cette échéance. Il a indiqué en novembre que « Loin d’être un simple slogan, l’année de la Jeunesse participe de notre détermination à apporter des réponses adéquates aux attentes des jeunes. »
Il s’était alors félicité du recrutement dans la fonction publique de 25.000 jeunes depuis 2021 et de la poursuite des efforts de formation aux métiers, d’autres milliers de jeunes, dans le cadre fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (FONEA) ainsi que le projet MOSALA.
Pour le futur, Sassou Nguesso invite « les congolaises et les congolais au respect de l’autre, au respect de la chose publique, au respect du bien public, en mettant fin aux actes récurrents d’incivisme perpétrés, entre autres, sur les infrastructures de développement et les équipements de base acquis à grands frais et au prix d’importants sacrifices. »
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