Par Achille Salesh Ngoma (Avec Adiac)
Le Comité national du dialogue social se réunit depuis lundi à Brazzaville, sous la présidence du Premier ministre, pour examiner des sujets d’intérêt général et discuter de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs au cours de l’année 2025.
Parmi les sujets en débat durant ces assises, qui s’achèvent mardi, figurent en bonne place le lancement de la Caisse d’assurance maladie universelle ; la révision du Code de sécurité sociale; la gestion des conflits par le gouvernement; la taxation; ainsi que le paiement des droits sociaux des ex-travailleurs de la Société des ciments du Congo.
« Je voudrais, en ce début de l’année 2025, réitérer l’engagement du gouvernement vis-à-vis des partenaires sociaux, organisations professionnelles d’employeurs comme de travailleurs, à mettre en œuvre les différentes recommandations que nous prendrons ici afin de promouvoir un monde du travail plus radieux où règne la paix sociale, » a déclaré Anatole Collinet Makosso à l’entame des travaux, assurant les partenaires sociaux de l’engagement du gouvernement à travailler main dans la main à la résolution des conflits qui affectent le monde du travail.
Le Premier ministre a essayé de convaincre les membres du Comité du dialogue de la bonne foi de l’exécutif. Il leur a récité une litanie de réalisations vantées par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors de son discours sur l’état de la Nation le 28 novembre dernier, entre autres; le recrutement dans la fonction publique de quelques 35.000 jeunes, la révision de l’âge d’admission à la retraite, et la revalorisation du SMIG qui est passé de 50 400 à 70 400 FCFA.
« Face à un quotidien du monde du travail qui a connu des grèves et divers remous sociaux en 2024, il convient désormais d’opposer un contexte économique prometteur, avec de nouvelles perspectives pour les entreprises et les administrations publiques et privées », a suggéré le chef du gouvernement qui s’est félicité de plusieurs avancées sociales, malgré un contexte économique et financier particulièrement difficile.
M. Makosso, reconduit à la tête d’un gouvernement de tous les défis, a clamé devant les partenaires sociaux que son cabinet honorera les engagements financiers de l’Etat pour améliorer les conditions de travail des employés des secteurs public et privé.
Cependant, a-t-il souligné, à compter de l’année en cours, il est fait obligation aux employeurs du secteur informel d’adhérer à la caisse de sécurité sociale en vue de promouvoir la décence du travail; car le gouvernement, dans le cadre de la loi des finances, s’est engagé à prendre en charge l’impôt sur revenus des personnes physiques (IRPP) des personnels de ce secteur.
Photos Adiac: 1- Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, Le Ministre d’Etat Firmin Ayessa, et le Ministre Christian Yoka. 2- Une vue des partenaires du dialogue social.

