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Restauration des zones humides au Congo, un pas vers une écologie durable

par les défis du congo
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Par Sherys P. Ngomaht (Avec Adiac)

Le gouvernement congolais s’engage à restaurer, d’ici à l’an 2030, les zones humides dégradées du pays, a annoncé la ministre de l’environnement, du développement durable et du bassin du Congo; Arlette Soudan-Nonault à l’occasion de la célébration le 2 février de la journée internationale des zones humides dont le thème pour 2025 est « Protéger les zones humides pour notre avenir commun ».

Dans sa déclaration circonstancielle, madame Soudan-Nonault a appelé à des efforts concrets pour empêcher la conversion et le drainage des tourbières intactes et à la restauration de celles qui ont été dégradées. Cette vision a pour bénéfice de garantir une vie décente, pendant que ces zones continueront de fournir de l’eau, de la biodiversité et de la nourriture.  

« Notre pays recèle de nombreuses zones humides qu’il convient de protéger, depuis les mangroves de la côte atlantique jusqu’aux lacs et aux fleuves qui parsèment et irriguent notre territoire. Il recèle surtout ce véritable trésor de biodiversité humide et cet inestimable puits de carbone que sont les tourbières de la Cuvette centrale, dont la valeur a tant de fois été relevée et magnifiée, » a souligné la ministre qui a insisté sur la fonction vitale de celles-ci.

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Considérées comme l’écosystème le plus précieux au monde de par leurs fonctions vitales, les zones humides sont aujourd’hui parmi les plus menacées. 64% d’entre elles ont disparu au cours du siècle écoulé comme conséquence de l’activité humaine.

L’urbanisation sauvage, l’exploitation forestière et minière incontrôlées, le drainage, le désensablement, la pollution d’eau, la surpêche, les pesticides toxiques, l’assèchement pour les besoins de production agricole ou énergétique, sont autant d’activités qui contribuent à la dégradation voir la disparition des zones humides et la biodiversité qu’elles recèlent.

Cependant, les 145 000 km2 de tourbières de la cuvette centrale du bassin du Congo et leurs 30 millions de tonnes de carbone capturé sont encore relativement intactes. Une grande vigilance s’impose donc pour éviter qu’une exploitation forestière, agricole, pétrolière, gazière ou minière non maîtrisée et peu soucieuse de l’environnement, porte atteinte à leur intégrité.

Quant aux mangroves, le long de la côte Atlantique, elles ont perdu plus de la moitié de leur superficie et nécessitent une restauration urgente pour retrouver leurs fonctions, entre autres la sequestration du carbone qu’elles opèrent 50 fois plus vite que les forêts tropicales.

Photos DR: 1-La Ministre Arlette Soudan-Nonault (archives) 2- Vue partielle de la Cuvette centrale du Bassin du Congo

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