La campagne de récolte du riz dans la Zone Agricole Protégée (ZAP) de Boko-Songho, dans le département de la Bouenza, a débuté le 6 mars en présence des représentants du ministère de l’Agriculture qui ont salué l’avancement des travaux et félicité les producteurs locaux.
Cette récolte marque une étape cruciale pour le secteur agricole congolais et témoigne des efforts déployés par les agriculteurs et les autorités pour espérer une nette amélioration de la production, un an après le lancement de cette ZAP.
Avant le fauchage du dernier épis, les producteurs se réjouissent d’avance de la production qui; à vue d’œil et selon leur expérience, s’annonce prometteuse grâce aux investissements réalisés dans l’aménagement des périmètres irrigués et à l’accompagnement technique apporté par l’État.
Plusieurs hectares de rizières ont été exploités, contribuant certainement à renforcer la production nationale mais pas vraiment suffisant pour réduire la dépendance du Congo, qui continue de multiplier les initiatives pour moderniser ce secteur.
Des programmes d’appui aux coopératives agricoles, la mécanisation des cultures et la formation des jeunes agriculteurs figurent parmi les mesures mises en place pour dynamiser le secteur.
Les résultats encourageants observés à Boko-Songho confirment l’efficacité de ces actions et ouvrent la voie à une meilleure valorisation du potentiel national.
En poursuivant sur cette lancée, le Congo ne pourra certainement pas exporter, mais contribuera à équilibrer au fur à mesure l’offre et la demande en réduisant sa dépendance sur les importations qui plafonnent autour de 80 000 tonnes alors que la production se chiffre autour de 2 000 tonnes l’année.
En effet, au Congo, le riz est considéré comme l’aliment de base qui ne manque jamais dans les ménages ; le deuxième après le manioc.
Sa consommation moyenne est de 16 kg par habitant chaque année, selon des données du ministère de l’Agriculture qui révèlent aussi que les besoins en riz du Congo devraient atteindre 100 000 tonnes à l’horizon 2030 contre une production locale estimée à 22 000 tonnes selon les mêmes projections.
Les zones agricoles protégées ont été créées par l’arrêté n° 517 du 24 février 2022, pour promouvoir la production locale et réduire les importations des ressources agricoles, animales et halieutiques. Celle de Boko-Songho a été lancée le 17 mai 2024 avec pour objectif l’amélioration de la production du riz et du haricot.
Photos MAEP/DR: 1,2- Une moissonneuse en action dans la ZAP de Boko-Songho 3-Difficultés de transport de la production dans la Bouenza

