La Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT), dans un communiqué officiel signé et publié le 22 mars 2025 par son Secrétaire général, a démenti les allégations de restitution des clés et du siège de l’institution, et dénonce une campagne de désinformation susceptible d’ameuter l’opinion nationale.
« La FECOFOOT dément formellement les informations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le président Jean Guy Bliase Mayolas aurait refusé de reprendre le siège fédéral et que le ministère des Sports aurait remis les clés au Secrétaire général de la Fédération », indique le document.
Le Comité Exécutif insiste sur le fait qu’aucune remise de clés n’a eu lieu ni auprès du Secrétaire général ni auprès d’un autre membre de l’administration fédérale.
La clarification de la FECOFOOT intervient alors que la tension demeure vive entre la fédération et le ministère des Sports qui sont aux antipodes sur la gouvernance de l’instance; une inimitié exacerbée par des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux.
La fédération appelle à la responsabilité de chacun pour éviter la propagation de fausses nouvelles et préserver un climat apaisé dans l’intérêt du football congolais.
« Contrairement à ces affirmations infondées, la FECOFOOT continue de fonctionner normalement et reste engagée dans ses missions conformément aux textes et procédures en vigueur », assure son Comité exécutif.
Malgré cette assurance les polémiques persistent autour de sa gestion et de sa gouvernance même si le Comité Exécutif charme « les acteurs du football et les médias pour leur vigilance et leur engagement en faveur d’une information vérifiée et crédible. »
Sur les réseaux sociaux, la guerre est ouverte entre les supporters du président de la FECOFOOT Jean Guy Blaise Mayolas et les fanatiques du ministre des Sports Hugues Ngouelondele. Les deux camps s’accusent mutuellement de malfaisance dans la gestion du football congolais.
Ce rebondissement intervient dans un contexte marqué par la suspension de la FECOFOOT par la FIFA. Le 6 février dernier, l’instance internationale avait annoncé cette suspension immédiate en raison de violations des textes et d’ingérences de tierces parties dans les affaires de la fédération.
Le document de la FIFA pointait explicitement le ministère des Sports dans cette interférence, qualifiant la situation de particulièrement grave et contraire aux obligations de la FECOFOOT, au regard de ses statuts.
Le Congo, déjà exclu du CHAN Tanzanie-Ouganda 2024 pour irrégularités, risquait encore, à ce moment, une suspension de la CAN U17 et même des éliminatoires de la Coupe du Monde 20026 si le ministère des Sports devait continuer son interférence dans la gestion des affaires et des installations de la FECOFOOT.
Il y a une semaine, les matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 ont débuté sans le Congo, forfait contre la Tanzanie et la Zambie ; confirmant du coup que la FIFA n’a pas levé ses sanctions.
« Il faut savoir reculer pour mieux sauter. Nous devrons utiliser cette suspension comme une opportunité pour revenir sur de nouvelles bases », avait déclaré le ministre de Sports Hugues Ngouélondélé, lors d’une conférence au mois de février dernier.
Photos DR: 1-Siège de la FECOFOOT 2-Le président de la fédération Jean Guy Blaise Mayolas 3-Les Diables Rouges lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022

