Présent à l’ambassade du Congo à Paris, pour une journée de conférences-débats, Deve Maboungou a exhorté les jeunes femmes de la diaspora congolaise de bien maîtriser les cercles d’influence en France pour pouvoir s’imposer non seulement dans cette société d’adoption, mais aussi au Congo-Brazzaville le pays d’origine.
L’exposant et son audience ont mis en lumière le rôle des femmes congolaises de la diaspora dans le développement, les échanges intergénérationnels, les initiatives citoyennes et les réflexions autour de l’égalité des genres; au cours de cette célébration en différée de la Journée internationale des Droits des Femmes, organisée par l’association des etudiants Congolais de France (AECF).
« Les femmes doivent être en mesure de naviguer dans ces sphères, de construire des réseaux solides et de se positionner en tant que leaders incontestés au sein de notre communauté. Leur engagement et leur succès sont des piliers fondamentaux pour notre progression collective », a déclaré Deve Maboungou, le Directeur de Cabinet de la Maison d’Afrique, exposant principal pendant les conférences-débats.
Placées sous le thème « Femme de la diaspora congolaise en France: Autonomisation, Égalité et Engagement pour l’Avenir du Congo », les conferences ont été un moment de réflexion et d’inspiration en matière de perspectives et de choix dans les formations professionnelle et universitaire.
« Trop souvent, nos jeunes se lancent dans des filières qui ne répondent pas aux besoins du marché ou qui ne correspondent pas à leurs aspirations profondes. Je pense donc qu’il est impératif de réévaluer nos priorités éducatives et de promouvoir des voies qui offrent de réelles opportunités de développement et de succès », a souligné M. Maboungou devant une audience de futurs cadres Congolais dont certains ont peut-être commis l’erreur de commencer l’université sur la mauvaise piste.
Pour Deve Maboungou, l’Association des Étudiants Congolais de France (AECF) est un pas important vers le regroupement et le partage d’idées salvatrices; qui mérite d’être saluée et encouragée par tous.
Un représentant des étudiants, a lancé l’appel à une action concertée entre l’AECF et ‘‘La Maison de l’Afrique’’ pour continuer à construire des passerelles solides entre les structures, et de collaborer dans de projets futurs, en faveur de la jeunesse et le développement du Congo. Cette idée a été favorablement accueillie par Deve Maboungou qui reconnaît les difficultés des diasporas africaines en France qui souffrent par le manque de coordination des structures, lorsqu’elles existent.
« La désorganisation qui en découle nuit gravement à notre capacité à nous unir et à œuvrer pour un avenir meilleur, tant en France qu’au Congo. Nous devons mettre en place des mécanismes efficaces pour renforcer nos liens et maximiser notre influence collective», a suggéré le directeur de cabinet de ‘‘La Maison de l’Afrique’’ qui a insisté que c’est le moment de travailler ensemble « pour renforcer nos diasporas, améliorer nos choix éducatifs et favoriser l’émancipation de nos femmes. »
En effet, c’est en agissant de concert que les grands changements sont intervenus dans la vie des peuples qui ont pu bâtir un avenir brillant pour les générations futures.
La Maison de l’Afrique est une entreprise créée en 1974 pour la promotion de la culture, de l’art et de l’économie entre l’Afrique et l’Europe. Elle encourage les initiatives constructives et participe à de nombreuses activités organisées par les jeunes Africains de la diaspora.
Photos DR: Deve Maboungou, le Directeur de Cabinet de la ”Maison d’Afrique” et des étudiants Congolais à l’ambassade du Congo en France

