Ces quartiers continuent de subir les conséquences dévastatrices des pluies qui tombent à verse sur la ville, telle celle du 21 avril qui était accompagnée de vents violents ayant davantage fragilisé les infrastructures mises en sursis par l’érosion, notamment dans les quartiers Nkombo et Mayanga.
À Nkombo, derrière le lycée Thomas Sankara B, en direction du marché Lycée, un impressionnant ravin progresse à un rythme inquiétant. Les sillons profonds prennent de l’ampleur à vue d’œil, engloutissant des habitations dans leurs déploiements. Après chaque pluie, on assiste à de nouveaux éboulements de terrain qui mettent en péril vies humaines et infrastructures.
La situation est tout aussi alarmante à Mayanga, à proximité de l’arrêt ex-Marché où un ravin d’érosion continue de s’élargir, menaçant la vie aux alentours. Des travaux de canalisation mal réalisés auraient dessiné le lit de cette dépression aggravée par le ruissellement des eaux de pluie, indique-t-on.
Malgré de multiples alertes et courriers adressés par les responsables communautaires aux autorités publiques, notamment à la Mairie de Madibou et au Cadastre, aucune mesure concrète n’a été prise. La première victime de ce désastre est une école privée du quartier, dont les installations ont été partiellement détruites.
Ce problème est également aggravé par l’incivisme de certains habitants qui transforment ces ravins en dépotoirs sauvages. Le mélange des déchets avec les eaux de pluie provoque une réaction qui accélère la dégradation des sols.
Ces catastrophes récurrentes soulèvent des interrogations sur la gestion urbaine et les responsabilités des entreprises engagées dans les travaux publics. Les populations locales, démunies face à l’avancée des ravins, appellent à une intervention urgente des pouvoirs publics et à une prise de conscience collective pour stopper la progression des érosions et lutter contre les comportements qui aggravent ce désastre.
En attendant, chaque averse devient une menace supplémentaire pour les quartiers enclavés. Quand il tombe des cordes, la peur envahit les riverains dont les maisons risquent de s’écrouler ou d’être englouties.
Images DR: 1,2 Dépression de Nkombo, à Thomas Sankara 3-Une maisson qui s’est ecroulée à Mayanga

