Deux décennies au pouvoir sans rendre compte, c’est trop, estiment des membres de trois mouvements dissidents de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) qui ont exigé, la semaine dernière à Brazzaville, la destitution Premier secrétaire Pascal Tsaty Mabiala qu’ils considèrent comme un dictateur à la tête du parti fondé par le professeur Pascal Lissouba en juin 1991.
Dans une déclaration commune, les ”factions rebelles” considèrent toutes les instances et organes du parti issus du congrès de 2013 comme illégaux et illégitimes.
« De ce fait, ne reconnaissons plus, à compter de ce jour, la qualité de premier secrétaire de l’UPADS à Pascal Tsaty Mabiala, » a indiqué le rapporteur desdits courants, Rosine Pulchérie Aimée Gouama.
Selon ces opposants internes, Pascal Tsaty Mabiala milite contre les idéaux du fondateur du parti, le professeur Pascal Lissouba. Ils l’accusent de prendre des positions contre-nature qui en font un homme-lige pour le pouvoir en place.
Ils estiment aussi que M. Tsaty Mabiala a la volonté de noyer le parti panafricain à travers son « refus catégorique d’organiser de façon inclusive et consensuelle le congrès extraordinaire pour sauver le parti. »
Selon le Premier secrétaire de l’UPADS qui se dit serein, cette sortie médiatique qui a eu lieu le même jour qu’il recadrait le président du parti social-démocrate (PSDC), Clément Miérassa, pour avoir tenu des propos maladroits contre sa personne, est une énorme crise de jalousie et de haine.
« Aucun effet ! », a-t-il indiqué, sec, à la rédaction de « Les Défis du Congo » dans une interview qui sera publiée dans les heures prochaines.
« Ce sont de petits groupuscules sans existence réelle qui ne s’expriment que sur les réseaux sociaux. A la base, ils n’ont aucune présence et personne ne les écoute. Ils ont longtemps fait de la tenue du Congrès leur principale revendication. Maintenant que ledit Congrès se tiendra impérativement les 12, 13 et 14 novembre, que leur reste-t-il à revendiquer ? Ma tête ? », s’est interrogé le Premier secrétaire de l’UPADS partagé entre l’envie d’en rire et la rage d’en finir avec les invectives.
« A la vérité c’est une bande d’aigris, de jaloux et de haineux qui ne méritent pas qu’on s’y attarde, » a conclu le chef de file de l’opposition politique congolaise.
Au nombre de ces « groupuscules », selon les termes de M. Tsaty Mabiala, on compte ‘‘Renaissance panafricaine de l’UPADS’’ conduite par Martin Koumba, Stanislas Dinga-Boudjoumba, Anatole Limbongo-Ngoka, et Rosine Pulchérie Aimée Gouama ; ‘‘l’UPADS génération étoile’’ d’Emmanuel Boungouandza, Ghislain Banga, Bruno Mouzeho, et Louis Charles Makita ; et de ‘‘l’UPADS Nouvelle Génération’’ de David Moussolo, Arnaud Boris Bounda, Jean-Jacques Sembé et Brice Jonas Oko.
Images DR/LDC: 1- Photo de famille des trois courants frondeurs de l’UPADS 2- Rosine Pulchérie Aimée Gouama, porte-parole des dissidents 3- Pascal Tsaty Mabiala, Premier secrétaire de l’UPADS

