La commune de Kintélé, au nord de Brazzaville, vit sous la menace d’une disparition programmée en raison d’une érosion par ravinement principalement causée par l’eau, au quartier Wemo, en face de la gendarmerie dans la Zone I.
Dans un document publié sur les réseaux sociaux, un vidéaste amateur révèle qu’une avenue a déjà été effacée de la carte de Kintélé; de nombreuses habitations complètement ou partiellement détruites et des populations aux rêves brisés ont quitté le quartier, dépossédés par la nature ou par simple précaution.
Dans la vidéo, la population désespérée appelle la providence à l’aide. « Même si vous n’aimez pas vos compatriotes, vous avez intérêt à y jeter un regard. On envoie des messages, les médias en parlent, mais personne ne s’émeut pour le ravin de Kintélé à Wemo. Vraiment on n’a pas de solution, » s’est plaint le vidéaste amateur tapis dans l’anonymat.
De jolies maisons construites au prix d’efforts et de sacrifices sont complètement détruites pour certaines et d’autres partiellement. Le risque demeure important pour l’engloutissement de celles qui sont encore intègres.
Kintélé n’est pas le seul exemple dans ce sens. Les quartiers de Brazzaville les plus touchés par l’érosion sont principalement situés dans les arrondissements de Djiri, Talangaï, Ouenzé, et Poto-Poto, ainsi que dans certaines zones de Madibou et au bord de la rivière Mfilou.
Les quartiers comme Ngamakosso, Don-Bosco, et Mayanga, notamment, sont fréquemment touchés par des érosions et des glissements de terrain allant jusqu’à 10 mètres par endroits.
A Massengo, un lycée entier pourrait disparaître en raison de ce phénomène de glissement de terrain qui occasionne la régression de l’érosion et une menace pour les murs de l’établissement.
Mais le phénomène ne s’arrête pas dans la capitale. Gamboma, chef-lieu du département de Nkéni-Alima (centre) et Pointe-Noire (Sud-ouest) connaissent dans plusieurs quartiers cette situation catastrophique à la fois naturelle et issue des activités humaines ou de l’occupation anarchique des terrains.
Images screenshots: Des vues de l’érosion qui serpente le quartier Wemo à Kintélé

