Fragilisé après la pluie torrentielle qui s’est abattue sur Brazzaville le 14 juin dernier, l’immeuble de quatre étages, présumée propriété d’un ressortissant béninois, sis à la rue Loango à Poto-Poto, dans le 3e arrondissement de la capitale Congolaise a été détruit lundi, le 16 juin, sur ordre du gouvernement.
L’opération de démolition au moyen d’un engin de chantier a eu lieu en présence du chef du gouvernement Anatole Collinet Makosso, du préfet de Brazzaville, de l’autorité municipale et de nombreux membres du gouvernement dont Pierre Mabiala de la Réforme foncière ; reconnaissable par sa traditionnelle tenue de terrain, la blouse orange, les lunettes noires et le chapeau de cowboy.
Selon le chef du gouvernement, cet immeuble a été érigé au mépris des normes de conformité.
« Non seulement on perd un important investissement quand on ne prend pas au sérieux ce qu’on veut faire, mais aussi on expose la vie d’autrui. C’est ce qui se passe parfois avec ces gens qui construisent sans autorisation », a déclaré le premier ministre qui a suggéré que les personnes « qui s’engagent dans ce genre de d’ouvrages à risque devraient répondre de leurs actes. »
Une vidéo qui est vite devenue virale sur les réseaux sociaux dans la journée du samedi 14 juin a montré une haute construction présentant une inclinaison assez inquiétante et de grosses fissurations sur la base de la bâtisse.
Soucieuse de préserver des vies autour de cet immeuble qui a vacillé quelques heures après la pluie, les forces de sécurité ont décidé d’évacuer une partie de la ruelle et les alentours de l’immeuble.
Prévenu par les éléments de la force publique qui étaient visibles sur les lieux depuis les premières heures de la matinée, le ministre de l’Intérieur Zéphirin Mboulou a visité les lieux pour constater la situation avant d’insister sur la délimitation de la zone potentiellement dangereuse afin d’éviter d’exposer des vies au danger.
Plusieurs dizaines de millions de FCFA viennent d’être réduits en débris et de voler poussière à cause du mépris des règles élémentaire de la construction immobilière. Il reste maintenant à savoir si l’immeuble avait une assurance pour un éventuel dédommagement.
Pour éviter de toujours faire le médecin après la mort, les services habilités pourraient profiter de la saison sèche qui commence, pour traquer et inspecter les nombreux immeubles qui ont été montés sans études de faisabilité préalables ; afin de décider de les mettre en quarantaine.
Images screenshot LDC: La scène de démolition, sous le contrôle du premier ministre Anatole Collinet Makosso et des ‘‘Gilets orange’’ du ministère de la Réforme foncière

