Par Achille Salesh Ngoma
Le président américain, Donald Trump a annoncé, samedi soir, le succès éclatant d’une mission menée par des bombardiers furtifs B-2 qui ont largué une pluie de bombes perforateurs de bunkers sur trois sites nucléaires iraniens dont celui de Fordo vu comme le plus important de l’Etat islamique dans sa course vers l’acquisition de l’arme nucléaire.
« Aujourd’hui, je peux dire au monde que les frappes ont été une réussite militaire spectaculaire. Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été intégralement et totalement détruites », a déclaré Donald Trump depuis la Maison Blanche après le succès des frappes de précision de l’armée américaine sur les trois principales installations nucléaires du régime iranien notamment Fordo, Natanz et Ispahan.
Donald Trump, qui donnait à l’Iran environ deux semaines de marge pour reprendre la place à la table des négociations, a surpris tout le monde y compris le Congrès américain de qui il n’a pas obtenu l’autorisation préalable; se limitant à notifier un petit groupe de parlementaires.
Samedi matin, des sources ont fait état du déplacement de six bombardiers furtifs B-2 de la Whiteman Air Force Base dans le Missouri, se dirigeant vers la base Air Force du territoire de Guam, certainement pour se positionner en vue d’une éventuelle campagne. Or, les gros ”oiseaux militaires” étaient déjà en route pour une mission périlleuse qui s’est terminée avec succès.
« Notre objectif était de détruire les capacités nucléaires de l’Iran et de mettre fin à la menace nucléaire que représente le premier soutien étatique au terrorisme dans le monde », a expliqué M. Trump qui, se réjouissant sur son media social, Truth social a écrit que c’était « un moment historique pour les États-Unis d’Amérique, Israël et le monde. L’Iran doit maintenant accepter de mettre fin à cette guerre. »
Selon le président américain, l’Iran qui joue l’intimidateur au Moyen-Orient, doit maintenant faire la paix. « S’ils ne le font pas, les prochaines attaques seront bien plus importantes, et bien plus faciles », a-t-il promis.
« Félicitations à nos grands guerriers américains. Aucune autre armée au monde n’aurait pu faire cela », s’est vantée Donald Trump, s’exclamant aussi que « l’heure de la paix a sonné ! »
A travers le monde, les réactions ont fleuri. Le plus grand bénéficiaire de l’opération américaine, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu n’a pas caché sa reconnaissance envers son “saint parapluie”.
« Je vous remercie, le peuple d’Israël vous remercie », a déclaré, M. Nétanyahou qui a affirmé que les USA sont sans égal et que les frappes américaines sur Fordo et les autres sites nucléaires représentent un tournant historique.
Aux Nations unies, le Secrétaire général, Antonio Guterres s’est dit « gravement alarmé » par les bombardements américains.
« Je suis gravement préoccupé par le recours à la force par les États-Unis contre l’Iran aujourd’hui (…) Il s’agit d’une escalade dangereuse dans une région déjà au bord du gouffre, et d’une menace directe pour la paix et la sécurité internationales », a déclaré M. Guterres, soulignant qu’il n’y avait pas de solution militaire dans ce conflit.
A Washington, quelques fissures sans réel impact sont perceptibles dans le camp Républicain. Alors que certains ont applaudi le président Trump en déclarant que c’était « la bonne décision »; Thomas Massie, un représentant de l’Etat du Kentucky, estime que la décision du président de bombarder l’Iran est inconstitutionnelle. En début de semaine, M. Massie a introduit une résolution bipartisane permettant au Congrès de peser sur l’usage de la force par président.
Au moyen Orient, le Hezbollah était le premier à réagir ; assurant qu’il ne prendra pas part à la guerre contre les Etats Unis. « L’Iran est un pays fort, capable de se défendre lui-même. La logique démontre qu’il peut affronter les USA et Israël », a expliqué à la presse un porte-parole du Hezbollah qui n’a pas été désigné nommément.
Images DR: Le Président Trump, triomphant, samedi à la Maison Blanche 2,4- Des bombardiers furtifs B-2 3-Les sites visés par l’aviation américaine

