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Le manifeste de l’opposition politique congolaise du 17 avril rendu public par l’UPADS

par les défis du congo
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L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de Pascal Tsaty Mabiala a rendu public dimanche, le 20 juillet à Brazzaville, le manifeste de l’opposition politique congolaise, signé le 15 juillet par dix-sept formations politiques, après une importante concertation le 17 avril dernier à Brazzaville.

Ce document qui régit les dix-sept formations politiques s’articule en trois points essentiels que sont la gouvernance électorale ; la restauration de l’Etat de droit, du respect des droits de l’Homme et des libertés publiques et la conclusion d’un pacte républicain.

Les partis politiques de l’opposition estiment que la gouvernance électorale est entachée d’irrégularités flagrantes qui, à chaque élection divise les Congolais sur les résultats finaux.

Pour cela, ils proposent « la réécriture de la loi électorale de 2001 ; la mise en œuvre de la carte d’électeur biométrique ; l’adoption d’une loi sur le plafonnement des dépenses des campagnes électorales ; la refonte du fichier électoral ; la réalisation d’un découpage électoral équitable qui tienne compte du poids démographique et de l’enclavement des entités administratives. »

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Mais les recommandations de cette alliance de l’opposition ne s’arrêtent pas là ; elles intègrent également la suppression du vote anticipé de certains citoyens, notamment ceux exerçant dans la force publique.

Par conséquent, ils exigent un recensement biométrique ; le renforcement des moyens de lutte contre la fraude électorale et la corruption ainsi que l’indépendance totale de la commission nationale électorale indépendante (CNEI) qui devrait s’étendre en intégrant la redéfinition de la durée du mandat, la recomposition de ses membres et le redéfinition des compétences et attributions ainsi que l’autonomisation et la parité des bureaux de vote.

Le deuxième point de ce manifeste réclame le droit de circuler librement sur toute l’étendue de territoire et d’en sortir et d’y revenir librement ; plus de liberté d’expression et d’opinion ; l’égal accès et de traitement dans les médias et autres services publics et la liberté des réunions et de manifestations. 

Enfin, les dix-sept partis politiques veulent de la construction de la conscience républicaine et patriotique ; la proclamation solennelle des valeurs républicaines devant servir de socle intangible en engageant les forces vives de la Nation.

Dans le préambule du manifeste, les leaders des dix-sept partis politiques ont précisé que « l’opposition demeure indispensable dans une démocratie pluraliste, d’une part, pour défendre les valeurs républicaines, garanties par la Constitution, d’autre part, pour maintenir l’équilibre entre les blocs politiques qui concourent à l’expression du suffrage universel. »

La nouvelle alliance que les signataires veulent « une alternative crédible à la majorité au pouvoir » regroupe notamment le Parti républicain et libéral (PRL) d’Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes ; le Mouvement national pour la libération du Congo de Michel Mboussi Ngouari (MNLC) ; le Mouvement pour les intérêts des Congolais et pour le salut (MIS) d’Ernest Bonaventure Bavoueza Mizidi ; l’Union des démocrates et des libéraux (UDL) de Gaspard Kaya-Magane ; l’Union des forces vives de la nation (UFOVINA) de Jean Michel Ebaka, le Mouvement républicain (MR) de Destin Mélaine Gavet Elongo. 

On y compte également le Congrès pour la démocratie et la République (CDR) de Bonaventure Bouzika ; le Conseil national des républicains (CNR) de Frédéric Bintsamou « Ntumi » ; le Comité d’action pour le renouveau (CAR) de Clotaire Mboussa Ellah ; l’Union pour la restauration du Congo (URC) de Dominique Basseyla, mais aussi le Congrès des démocrates africains de Christ Antoine Walembaud ; l’Union des démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki) de Joseph Badiabio ; le Parti congolais écologiste et d’éthique de Jean Ebina ; le Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (MUST) de Claudine Munari ainsi que l’Union pour la démocratie et la République -Mwinda de Guy Romain Kifoussia et l’union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de Pascal Tsaty Mabiala.

Photo DR: Illustration du Manifeste 2,3-Les partis d’opposition lors de leur rencontre du 15 juillet

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