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Election à l’UNESCO : offensive diplomatique d’Anatole Collinet Makosso dans les capitales africaines

par les défis du congo
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Le premier ministre Congolais, Anatole Collinet Makosso a été reçu, le vendredi le 1er août à Abuja au Nigeria, par le vice-président du Nigeria Kashim Shettima ; dans le cadre d’une mission diplomatique de haut niveau au cours de laquelle il a transmis un message du président Denis Sassou Nguesso à son homologue Bola Tinubu.

Selon Anatole Collinet Makosso, le message essentiel de Denis Sassou Nguesso consistait à présenter au peuple frère du Nigeria les condoléances du peuple Congolais suite à la disparition de l’ancien président nigérian Mohamed Buhari, ainsi que des discussions autour du rôle de leadership du président Tinubu durant la présidence de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Elle a également pour but de présenter Edouard Firmin Matoko ; le candidat Congolais à l’élection du prochain directeur général de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) qui aura lieu en octobre 2025 en Ouzbékistan.

La noble mission qu’il a reçue du chef de l’Etat, d’être porteur de message auprès de ses pairs, l’a déjà conduit au Sénégal, au Gabon, au Burkina Faso, au Liberia et en Côte d’Ivoire.

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Partout où il est passé, le premier ministre Congolais a souligné l’importance d’un appui régional pour renforcer la présence africaine au sein des institutions internationales.

Dans la même logique de soutien à la candidature du Congo, le ministre de Affaires étrangères Jean Claude Gakosso est allé porter, du 21 au 25 juillet, le même message en Angola, en Afrique du Sud, au Mozambique, au Botswana, à l’Ile Maurice, en Tanzanie et en Ethiopie.

Le 9 avril dernier, lors de la séance plénière d’audition des trois candidats en lice pour cette élection qui s’annonce palpitante, le candidat congolais s’est voulu inclusif.

« Je serai un directeur général proche du terrain, attentif aux plus petits États comme aux plus grands, respectueux des équilibres, mais ferme sur les principes. Je crois en la force du dialogue lorsque l’essentiel est en jeu : la paix, la liberté, la dignité humaine », a-t-il plaidé se réclamant de la culture de Amadou Hampaté Ba, Wole Soyinka, Tchicaya U’Tamsi, Henri Lopes, Jorge Luis Borges, Paolo Coelho et de bien d’autres qu’il a appris à connaître tout au long de son parcours professionnel.

« Je crois, comme eux, que la culture n’est pas un supplément d’âme, mais une condition de l’humanité. Et je crois que l’UNESCO est l’ultime lieu où cette conviction peut devenir action », a-t-il conclu.

Cependant, si le soutien des pays sollicités semble acquis pour le candidat Congolais, il n’en demeure pas moins pour la France ; ce pays dont Brazzaville, lieu de naissance d’Edouard Firmin Matoko ; plaque tournante de la francophonie, a été la capitale à un moment crucial de son existence, en raison de son occupation par les forces nazies d’Adolf Hitler, lors de la seconde guerre mondiale (1939-1945).

Le pays dit de « De Gaulle » a choisi de tourner le dos à celui dont la capitale Brazzaville évoque l’un de ses citoyens (Pierre Paul François Camille Savorgnan de Brazza) pour jeter son dévolu sur le candidat de l’Egypte, Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, candidat de la région arabe, dans la lutte diplomatique qui comprend également la Mexicaine Gabriela Ilian Ramos Patino, du groupe Amérique Latine.

Si le candidat du Congo est élu, il succédera à Audrey Azoulay dont le deuxième mandat est arrivé à terme et sera surtout le deuxième africain subsaharien à diriger l’institution après le Sénégalais Amadou-Mathar M’bow, qui a dirigé cette organisation onusienne du 15 novembre 1974 au 15 novembre 1987.

Photos Primature Congo: Le périple africain du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, en compagnie du candidat congolais à la direction de l’UNESCO; Edouard Firmin Matoko.

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