Le président Congolais Denis Sassou Nguesso a exigé mercredi, le 24 septembre à New-York, la réforme des organes de l’ONU, en commençant par le Conseil de sécurité, afin de les rendre plus représentatifs, transparents et proches des populations du monde, lors de son discours à la 80e Assemblée générale des Nations-Unies.
Selon le chef de l’Etat Congolais, une organisation des Nations-unies plus forte et plus efficace est la condition indispensable pour préserver la paix et garantir le développement durable.
« C’est pourquoi nous en appelons à une réforme de ses organes à commencer par son Conseil de sécurité afin de les rendre plus représentatifs, plus transparents et plus proches des réalités de notre monde. On le voit bien, le Conseil de sécurité, dans sa composition actuelle, ne reflète plus les équilibres géopolitiques de notre monde, » a-t-il indiqué, insistant sur le fait qu’il est « urgent de le réformer non pas en théorie, mais en pratique. »
Le continent représente aujourd’hui une puissance en raison de sa masse démographique mais aussi de l’âge de sa population, majoritairement jeune et très pointue sur les phénomènes qui rythment la vie du monde depuis trois décennies.
« L’Afrique ne peut plus rester marginalisée ; c’est un continent de plus de 1 milliard 400 millions d’habitants. C’est un continent d’avenir, de jeunesse, de potentiel auquel nous devrons dès aujourd’hui garantir une participation pleine et entière aux décisions mondiales, » a déclaré Denis Sassou Nguesso qui a continué à insister sur la réforme qui octroierait sa place à l’Afrique, pour décider de la destinée du monde aux côtés des cinq « Grands ».
« Je le dis avec force ; l’Afrique mérite une représentation permanente au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies ; pas en tant que bénéficiaire d’une faveur, mais en tant que partenaire légitime, » a-t-il insisté
L’Afrique réclame depuis plusieurs décennies une place permanente avec droit de « Veto », mais est toujours confrontée à l’égoïsme des puissances occidentales qui veulent continuer à garder leur pied sur la tête de ce continent.
Les Africains espèrent que l’égoïsme séculaire des puissances qui gouvernent sans partage la destinée des Nations fera place à l’humanisme pendant la 81e assemblée générale des Nations Unies, dans un an.
Photo DR: Le président Denis Sassou N’Guesso à la tribune des Nations Unies.

