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L’ARD fait le bilan du PCT et appelle à « un véritable dialogue politique national »

par les défis du congo
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Absent lors du dialogue politique de Djambala (centre), du 16 au 18 février derniers, le président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), Mathias Dzon a profité d’un symposium national de son parti, organisé du 22 au 24 février à Brazzaville, pour dresser de façon peu reluisante le bilan du Parti congolais du travail (PCT) et appelé l’ensemble de la classe politique congolaise à l’organisation d’un vrai dialogue politique inclusif.

Organisé sur le thème « le vrai bilan des 42 ans du pouvoir sans partage de l’État-PCT: décryptage et pistes fécondes de sortie de la crise multidimensionnelle gravissime qui plombe le Congo-Brazzaville », le symposium de l’ARD a passé en revue les difficultés tous azimuts que vit le pays sous le magistère de l’actuel président.

Selon Mathias Ndzon, le bilan du PCT est une catastrophe résultant de plusieurs décennies de règne sans partage.  

« L’objectif de faire du Congo un pays émergent en 2025 n’a pas été atteint. Le Congo a sombré dans un chaos total, » a-t-il déclaré avant de marteler que le paradis promis aux congolais s’est mué en cauchemar.

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Dans son long réquisitoire, l’ARD, qui ne propose pas de plan concret et détaillé pour sortir du “cauchemar”; a pointé des faiblesses qu’elle impute au parti au pouvoir, notamment le manque de vision nationale, la recurrence du repli identitaire, les frictions visibles dans le “vivre-ensemble”.

M. Ndzon et les membres de son parti ont aussi dénoncé la violation des lois et des droits humains, la promotion de la mauvaise gouvernance, le chômage endémique des jeunes, la corruption et le manque du minimum vital nécessaire comme le carburant, l’eau ou l’électricité.

« Il faut, sans délai, organiser un véritable dialogue politique national inclusif; ceci pour aboutir à l’institution définitive d’une réelle démocratie pacifique et d’éviter les coups d’état électoraux qu’on est en train de perpétrer dans notre pays depuis plus de 40 ans et de permettre aux Congolais de bénéficier du travail qu’ils ont fait ensemble », a suggéré l’ancien ministre des Finances du président Denis Sassou N’Guesso.

Alors qu’il a boycotté le dialogue de Djambala et le processus électoral en cours, M. Ndzon estime qu’il faut « ce véritable dialogue », pour permettre aux congolais de prendre des résolutions qui conduiraient à la mise en place de meilleurs mécanismes pour l’assainissement des finances publiques, un meilleur traitement de la dette, la réduction du train de vie de l’Etat et la mise en place d’une justice saine et efficace.  

Parlant de la justice, le président de l’ARD a exigé la libération des prisonniers politiques, notamment Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, tous deux anciens candidats à la présidentielle de 2016.

Photo DR: Le présidium du symposium de l’ARD

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