Par Cyr Yoba et Manuel Gomez
Le président de la fédération congolaise de football (FECOFOOT) Jean Guy Blaise Mayolas a été condamné par contumace à la prison à perpétuité, lundi le 9 mars, par la Cour criminelle de Brazzaville, pour détournement de fonds, blanchiment de capitaux et usage de faux.
La même peine a été infligée à trois membres de sa famille dont son épouse et son fils, impliqués dans les mêmes malversations à travers des sociétés écrans.
Cependant, le secrétaire général de la FECOFOOT, Badji Mombo Wantété et le trésorier Raoul Kanda, qui ont comparu devant la cour et plaidé non-coupables s’en sont sortis avec 5 ans d’emprisonnement fermes.
Il est reproché à M. Mayolas le détournement de la somme de 1,3 millions de dollars octroyée au Congo par la fédération internationale de football (FIFA) pour le développement du football féminin et la construction d’un centre technique à Ignié, au Nord de Brazzaville.
Sur les réseaux sociaux, des observateurs estiment que ces décisions judiciaires, bien que tardives, vont libérer le football congolais qui était en quelque sorte pris en otage dans le carcan des responsables du Comité exécutif de la FECOFOOT, en conflit ouvert avec les responsables du ministère des Sports depuis septembre 2024.
D’autres observateurs suggèrent que la condamnation de Guy Blaise Mayolas et le procès qui l’a fait aboutir sont le résultat d’une cabale bien ficelée par le ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé qui a tant rêvé d’avoir une personne manipulable à sa guise, pour une mainmise sur les budgets alloués par la FIFA à la fédération nationale.
Les tenants de cette théorie commentent que la condamnation de M. Mayolas par les tribunaux congolais pourrait empêcher des représailles de la FIFA qui a sanctionné le pays en 2025, pour ingérence du ministère dans les affaires de la FECOFOOT.
Photo FECOFOOT: Le président de la FECOFOOT Jean Guy Mayolas et le secrétaire général Badji Mombo Wantété

