Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), soucieux de créer un un espace numérique sécurisé et responsable à l’approche de la présidentielle a réuni, lundi le 9 mars à Brazzaville, plus d’une centaine de journalistes, responsables politiques et représentants d’institutions autour d’une table pour discuter des techniques de lutte contre la désinformation, la manipulation et l’usurpation d’identité en ligne très fréquentes sur les réseaux sociaux pendant les processus électoraux.
Organisé avec le concours de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) et la Commission nationale électorale indépendante (CENI), l’atelier s’est focalisé sur la détection des faux comptes, la vérification des comptes officiels et le signalement des contenus diffamatoires qui foisonnent depuis l’introduction de l’intelligence artificielle.
Des experts des sociétés Meta et TikTok invités par le CSLC ont expliqué leur contribution dans la lutte contre ces cyber-fléaux. Le plus souvent, les plateformes se limitent à une surveillance via des algorithmes et le signalent des pairs qui permettent de suspendre temporairement ou définitivement les usagers malveillants.
« On supprime les contenus susceptibles d’interférer avec les processus électoraux, notamment les appels à empêcher la participation au vote, l’achat de voix ou les instructions visant à frauder lors d’un scrutin. Les menaces ou incitations à la violence contre les électeurs, les agents électoraux ou les bureaux de vote sont également interdites », a expliqué Fabrice Kazadi de Meta qui a souligné qu’ils intensifient la lutte contre la désinformation en supprimant les contenus dangereux et en réduisant la visibilité des information trompeuses en période électorale.
Partisan d’une approche de responsabilité collective et participative, le président du CSLC a appelé à l’implication de tous pour une réponse concertée face aux défis du numérique dans l’espace public.
« Les citoyens se tournent vers vous pour démêler le vrai du faux. Ces outils de vérification et les techniques de détection renforceront votre capacité à remplir cette mission avec le professionnalisme et la rigueur qui caractérisent la presse congolaise », a déclaré Médard Milandou.
Selon des données publiées par l’Agence congolaise d’Information (ACI), l’accès au numérique « se traduit par une forte croissance de l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux, avec plus de 31 milliards megabytes de données consommées au deuxième trimestre 2025, estimé à 58 % et environ 5,7 millions de connexions mobiles, soit près de 93 % de la population. »
Photo ACI: Les membres du CSLC, leurs partenaires, et quelques participants à l’atelier de sensibilisation

