Alors que de nombreux jeunes congolais raillent l’appel à l’initiative personnelle lancé par le chef de l’Etat pendant la campagne électorale, d’autres jeunes ont compris cette vision depuis longtemps. Ils s’organisent en coopératives, comme ces jeunes du village Genève dans département du Djoué-Léfini qui se gonflent honnêtement les portefeuilles en produisant et en vendant le foufou; l’aliment de base le plus consommé dans le pays.
Selon notre confrère “Les Echos du Congo Brazzaville” qui est allé à la rencontre de ces jeunes entrepreneurs, leur courage et leur ingéniosité ont permis de structurer une filière artisanale capable de répondre à une demande constante sur les marchés locaux et régionaux.
Le produit, dont le sac est vendu à partir de 15 000 FCFA selon la capacité, représente une source de revenus stable et d’une autonomie financière à un moment où les opportunités d’emploi deviennent marginales dans la fonction publique tout comme dans le secteur privé.
« Avec un seul sac vendu, je peux déjà couvrir une partie de mes besoins essentiels », a témoigné un jeune producteur qui prouve que les initiatives locales sont des réponses concrètes aux défis du quotidien car elle permettent non seulement de subvenir aux besoins vitaux, mais permettent aussi de restaurer la dignité.
De la culture à la transformation, chaque étape est le fruit d’efforts considérables, de la discipline et de la rigueur. À travers leur engagement, ces jeunes artisans envoient un message clair: tout est possible à condition de croire en ses capacités et de s’investir pleinement.
« Nous avons appris à valoriser ce que notre terre nous donne. Le manioc est devenu notre richesse », a conclu une jeune dame qui se spécialise dans la vente, la dernière activité de la chaîne de production du foufou.
Photo LECB: chargement d’un sac de foufou au village Genève

