FLASH ACTU
Chargement des actualités...
Accueil LES CHOSES DU PAYSNiari Forestier: quand l’état de la route enseigne la maîtrise de soi

Niari Forestier: quand l’état de la route enseigne la maîtrise de soi

par Achille Salesh Ngoma
0 commentaires 67 Lisez et partagez

Après le récent affaissement du pont sur la rivière la rivière Ngalou, entre Itsotsou et Tsimba, les usagers de la route ont été confrontés à une nouvelle difficulté au niveau du village Nzima, dans le district de Moungoundou-Sud, lorsque deux camions grumiers de la société Asia Congo se sont retrouvés coincés dans un bourbier géant pendant près de 72 heures; congestionnant le trafic sur une route dangereusement dégradée.

Selon des témoins, le premier camion s’était déjà enlisé, mais le conducteur du deuxième véhicule a continué de l’approcher jusqu’à supprimer l’espace qui pouvait permettre à des moyens légers d’essayer de se faufiler entre les deux poids lourds.

Des voyageurs furieux ont lu dans ce geste une une manœuvre volontaire visant à créer un blocus généralisé. Celui-ci  a d’ailleurs été vécu  comme une véritable épreuve de nerfs pour les voyageurs et commerçants dont les vivres frais à destination des districts de Mayoko, Mbinda et Moungoundou Nord risquent la décomposition par manque de moyens de congélation adéquats.

Après l’extraction des grumiers de leur piège, le trafic a repris son cours normal. Cependant, des inquiétudes demeurent au sein de la population qui estime que la situation est pour l’heure résolue, mais pas definitivement.

Top Selling Multipurpose WP Theme

« Résolue? Oui! Est-ce définitivement? Je ne pense pas. Encore que ce n’est pas le seul endroit qui pose problème sur cet axe routier. Bref, attendons de voir comment les choses vont s’accélérer avec le nouveau quinquennat », a confié à Les Défis du Congo, Joey M., un habitué des voyages à moto entre Mossendjo et Tsinguidi.

Pour les usagers de cet axe routier long d’environ 300 km, entre Mont Belo dans la Bouenza et Mbinda à la frontière du Gabon, l’Etat doit contraindre les sociétés forestières qui exploitent des permis dans la région, à entretenir cette route qui est considérée comme le “couloir de la vie” des populations installées le long du chemin de fer de l’ex-Comilog.

« Le transport des carburants, le ravitaillement alimentaire et les évacuations sanitaires sont tous tributaires de cette route. Comment peut-on tolérer son état actuel malgré tous les bénéfices réalisés par les compagnies forestières dont le tonnage représente l’une des causes principale de la détérioration »,   s’est étonné un habitant de Mayoko qui s’est retrouvé bloqué à Nzima pendant trois jours.

L’une des répercussions négatives des camions grumiers et autres poids lourds est le dégradement accéléré des routes, souvent transformés en bourbiers alors même que les efforts d’entretien routier sont triviaux. 

Photo DR: Les grumiers d’Asia Congo bloquant la route

Vous aimerez aussi

Laisser un Commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez la manutention et le stockage de vos données par ce site web.