Sherys P. Kervich et Koumba Levê
Un camion-citerne, visiblement propriété de la société nationale des pétroles du Congo (SNPC), en provenance de Pointe Noire pour l’intérieur du pays, s’est renversé mercredi, le 17 juin dans un village du Mayombe, sur la RN1, sans faire de pertes humaines.
La cargaison, près de 30 000 litres de pétrole, s’est répandue dans la nature au grand bonheur des riverains et d’autres usagers de la route qui n’ont eu aucun scrupule pour se servir malgré les risques d’embrasement.
Des images de vidéos amateurs largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des hommes, des femmes et des jeunes se précipitant autour du véhicule accidenté pour recueillir du pétrole qui s’échappait de la citerne renversée, au moyen de bidons et de seaux.
A ce jour, les circonstances exactes de l’accident demeurent inconnues. En l’absence d’un rapport officiel, plusieurs hypothèses circulent quant aux causes de celui-ci.
Certains observateurs évoquent un éventuel manque de vigilance du conducteur, tandis que d’autres n’excluent pas une défaillance mécanique, notamment un problème de freinage ou une avarie au niveau du moteur.
La configuration de certaines portions de la route du Mayombe, connues pour leurs virages et leurs difficultés de circulation, pourrait également avoir contribué à l’accident, explique-t-on. Toutefois, aucune de ces hypothèses n’a, pour l’heure, été confirmée par les autorités compétentes.
Quoi qu’il en soit, cet accident met une nouvelle fois en lumière les défis liés à la sécurité routière ainsi qu’au transport et à la distribution des produits pétroliers au Congo.
Au-delà de l’accident lui-même, les images de cette « manne tombée du ciel » témoignent du niveau de frustration atteint par une population confrontée à une crise de carburant qui continue d’impacter la vie quotidienne et l’activité économique du pays.
Photo DR: Du self-service pour les villageois et usagers de la route dans le Mayombe

