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L’UPADS sort de sa tanière six mois après la présidentielle, exige l’application des recommandations du Dialogue de Djambala

par Achille Salesh Ngoma
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L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), qui s’est esquivée de la présidentielle de mars 2016 sous le prétexte de la mauvaise gouvernance électorale, a exigée au cours de la récente session extraordinaire de son bureau politique l’application des recommandations de la concertation politique de février 2025 à Djambala dans le département des Plateaux.  

Selon leprésident du Conseil national, Pascal Tsarty Mabiala, il est temps de mettre en œuvre les 11 recommandations de Djambala, notamment le nettoyage du fichier électoral, la mise en place d’une commission électorale indépendant et d’un comité technique d’évaluation de la décentralisation pour garantir la transparence au cours des élections locales et législatives de 2027, ainsi que les sénatoriales de 2028.

« Le gouvernement n’est jamais pressé lorsqu’il s’agit de bien organiser les élections et met les acteurs politiques devant le fait accompli, en évoquant très souvent le manque de temps pour appliquer les recommandations issues des différentes concertations », a dénoncé, Pascal Tsaty-Mabiala que d’autres leaders de l’opposition accusent d’accompagner toujours le gouvernement et la majorité au pouvoir ; malgré les mauvaises conditions d’organisation que son parti dénonce à la veille de chaque élection.

Muette depuis la fin de la présidentielle de mars 2026 et la mise en place du nouveau gouvernement, l’UPADS a profité de la réunion de son bureau politique pour activer l’alarme et rappeler à tous les acteurs politiques l’obligation du gouvernement de publier les listes électorales dans des délais raisonnables, de produire et distribuer les cartes à tous les électeurs ; et surtout d’adopter la biométrie.

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Monsieur Tsaty Mabiala et ses collègues du bureau politique ont aussi plaidé pour la réduction des montants exorbitants du cautionnement électoral, pour donner la chance à tous les Congolais qui aspirent à un mandat électif. Par la même occasion, ils ont demandé le plafonnement du financement des campagnes et le financement des partis par le l’Etat

Sur le plan social, le Bureau politique de l’UPADS a réchauffé les mêmes récriminations de toutes les saisons électorales : la situation socioéconomique peu reluisante, l’endettement excessif, le taux de chômage qui approche les 20%, le taux de pauvreté estimé à 46,8%, le service de la dette qui tournerait autour de 85% des recettes publiques, les arriérés des salaires et de pensions, ainsi que la pénurie  de l’eau, de l’électricité et du carburant ; avant de suggérer la mise en place d’un plan d’austérité  pour rétablir la discipline budgétaire.

Les élections de 2027 représentent un enjeu de taille pour l’UPADS. A défaut de gagner la majorité législative devant le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), le parti de Pascal Lissouba espère au moins remporter le plus grand nombre de députés derrière la majorité présidentielle. Ce positionnement permettrait à son leader, Pascal Tsaty Mabiala, de garder son fauteuil prestigieux de chef de l’opposition politique, ainsi que les avantages qui y sont associés.

Photos DR: L’ambiance lors de la session extraordinaire du Bureau politique de l’UPADS, les 11 et 12 Septembre à Brazzaville

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