Au cours d’une conférence de presse, mercredi le 4 mars à Brazzaville, le candidat de l’Alliance à l’élection présidentielle du 15 mars a présenté les sept pilliers de sa gouvernance qu’il voudrait aux antipodes de ce qu’il qualifie de gouvernance “bitini-bitini” (morceau par morceau, en langue Vili) du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir).
Selon Mavoungou Zinga, sa vision du développement est la construction d’un pays « réconcilié, productif, juste et solidaire, capable d’offrir à chaque citoyen des conditions de vie dignes et des perspectives d’avenir réelles » reposant sur sept piliers.
Organisés en blocs, ces piliers sont unité nationale, cohesion sociale et reconciliation republicaine; economie saine, finances responsables et emploi; capital humain – savoir national; santé, dignité et protection sociale; souveraineté productive et agricole; energie et infrastructures de base; aménagement du territoire et villes humaines.
Pour relever son défi, le candidat veut redonner au Congo sa vocation de “pays de transit” par une révolution radicale des transports dont le réseau ferroviaire du Chemin de fer Congo océan (CFCO) est l’épine dorsal qui devrait faciliter le ravitaillement des pays de la sous-région comme la RDC, le Gabon, le Tchad, la Centrafrique, et le Cameroun.
Mavoungou Zinga projette aussi la construction d’une autoroute côtière, qui reliera Pointe-Noire à Mayumba au Gabon, ainsi que la relance effective des travaux du barrage de Sounda pour garantir une indépendance énergétique sur laquelle repose l’industrialisation du pays.
Malgré le bilan du parti au pouvoir qu’il juge chaotique à cause de la gabegie financière, la perte des repères collectifs, le chômage endémique, les antivaleurs, l’impunité et le tribalisme; Mavoungou Zinga veut croire qu’«un autre Congo est possible.»
«Sans unité nationale, sans travail, il n’y a pas de progrès (…) Nous avons connu le temps du crime financier et économique. Ce temps est révolu », a-t-il martelé
Aux plans social et du bien-être, le président de l’Alliance envisage une cotisation solidaire de 1 000 FCFA par mois et par personne pour contribuer au financement de la couverture sanitaire qui pourrait atteindre 90 à 95% de la population.
Photo DR: Mabio Mavoungou Zinga, président de l’Alliance

