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Course contre la montre pour recouvrer 16 milliards de droits et taxes forestières impayés

par les défis du congo
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Par Cyr Yoba

La ministre de l’ Economie forestière, Rosalie Matondo, en conclave mercredi avec ses collaborateurs, a exigé un effort supplémentaire pour recouvrer les 16,3 milliards de FCFA d’arriérés de droits et taxes de l’année 2024, jusque-là impayés par les sociétés d’exploitation forestières qui restent insolvables malgré tous les bénéfices qu’elles engrangent.

Mme Matondo a, en même temps, fustigé la léthargie dont les agents de recouvrement sont coupables pour n’avoir pu collecter que le minimum insignifiant de 6,629 milliards de FCFA  sur une projection réelle de 23 milliards de FCFA.

Elle a ainsi ordonné à ses directeurs départementaux d’accélérer le rythme de recouvrement des arriérés desdites taxes et transactions forestières. En fait, elle veut des résultats comme l’a souligné le chef de l’Etat dans son discours sur l’état de la Nation en novembre dernier.

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« Aucun jour ne doit se passer sans une action dans ce sens », a-t-elle menacé, insistant sur le comportement peu professionnel de ses collaborateurs qu’elle estime a « trop duré » et qui « devrait cesser ».

La ministre n’a pas manqué l’occasion d’enjoindre à chaque directeur départemental de lui présenter un rapport mensuel y relatif. Elle estime que le faible taux de recouvrement des droits et taxes est le corollaire de l’inefficacité des services de l’administration forestière.

A un moment où le Congo lorgne dans toutes ses caisses pour avoir de quoi financer le PND 2022-2026, il faut avouer que l’insolvabilité des exploitants forestiers, pour la plupart des expatriés, est un abus contre le Trésor public. 

Le secteur du bois constitue la deuxième source de revenus du Congo après le pétrole et contribue à hauteur de 5 % au PIB.

L’année écoulée, la production nationale de bois était estimée à 1 754 473 m3, soit 75% de grumes (1 249 140 m3). Une grande quantité de cette production a été exportée, dont 428 340 m3 de grumes, 284 180 m3 de sillage, 13 157 m3 de panneaux lavés et collés, et 5 933 m3 de parquets, moulures et éléments de meubles.

Avec la décision prise par le gouvernement en 2000 et appliquée seulement 23 ans plus tard (le 1er janvier 2023), visant à interdire l’exportation des grumes, l’ambition des autorités congolaises était de parvenir à accroître la contribution du secteur forestier au PIB, et en même temps de favoriser l’essor d’une véritable industrie de transformation du bois ainsi que la création des emplois pour les jeunes Congolais qui préoccupe tant le président Denis Sassou Nguesso.

Durant cette période 2023-2024, quelques 41 certificats d’agrément ont été délivrés aux usagers, suivis de l’actualisation du fichier des industriels, concessionnaires ou non concessionnaires. À côté, 23 unités forestières constitutives ont été aménagées et 14 le sont en cours sur les 60 que compte le pays actuellement.

Photo DR (Facebook) et Adiac: 1-Madame Rosalie Matondo 2-Un parc à bois du Congo

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