Le ministre congolais des Finances, Christian Yoka, en séjour de travail à Pointe Noire, a sensibilisé les agents des douanes du Kouilou aux conséquences de la fraude et de la corruption rampante dans ces services, sur l’économie nationale.
« Je ne suis pas ravi. Après six mois en fonction, ce qui me remonte de ce département n’est pas positif. Trop d’allusion à des fraudes. On ne peut pas continuer comme ça », a martelé le ministre des finances qui a été troublé par l’ampleur du phénomène au sein de l’administration douanière.
Christian Yoka a promis de sanctionner, sans crainte, les coupables qui seront pris si ces pratiques ne sont pas abandonnées. Cette promesse de sanction devant un fait avéré est vu par certain comme un aveu d’impuissance. D’autres estiment que c’est une chance accordée aux indélicats pour se racheter.
Depuis de longues années, les douanes congolaises ont toujours été citées parmi les plaques tournantes de la fraude et de la corruption, où l’enrichissement illicite n’a pas d’unité de mesure plus sûre que le mode de vie extravagant des douaniers.
Lorsqu’ils ne sont pas propriétaires de luxueuses villas dans les grandes villes du pays, ils sont détenteurs de comptes bancaires faramineux, propriétaires de bus de transport ou de nombreux terrains avec des maisons en location.
Manque de volonté ou manque d’instruments appropriés pour le contrôle de l’action publique? Il y a plus que jamais l’obligation de juger la fraude et la corruption dans les services de douanes car elles privent l’Etat d’importantes recettes hors-pétrole.
Cependant, les douanes ne sont pas la seule administration touchée par ces déviations. La corruption a gagné plusieurs administrations provoquant un ralentissement de l’économie et perpétuant la mauvaise gouvernance.
Photo DR: Le ministre congolais des Finances, Christian Yoka

