Quatre bandits communément appelés « bébés noirs » ont été capturés par des éléments de la Force publique, jeudi, dans la périphérie de l’école Mboukou, au quartier Mbelolo qui a subi une soudaine invasion de plusieurs dizaines de ces bandits drogués.
C’est toute la partie Est de la ville de Dolisie qui a été momentanément plongée dans la stupeur, depuis le marché Mboukou jusqu’au Terminus de Mangandzi. Toutes les aires commerciales ont baissé le rideau aussi vite qu’elles ont pu, pour éviter de mauvaises surprises.
L’histoire a commencé dans la nuit 19 au 20 février, lorsque le « Clan de Tahiti » s’est organisé pour infliger, pour des raisons non élucidées, une correction aux beaux-parents de leur gourou qui habitent le quartier Mbelolo. Sur le terrain, ils ont trouvé une forte résistance d’un autre groupe opposé de bandits, qui les a fait reculer.
Jeudi matin, ils sont revenus à la charge, armés de gourdins et d’autres armes blanches. Selon des témoins, ils étaient plus de 100 bébés noirs, et ont envahi commerces, écoles et autres espaces publics.
La Force publique, alertée, est arrivée sur les lieux obligeant les bandits à replier dans une école primaire, avant de se faufiler dans les hautes herbes qui décorent la cour de celle-ci.
Aux grands maux, les grands moyens. Pendant que les bandits se cachaient dans de hautes herbes, la mairie de Dolisie a rendu disponible une niveleuse pour dégager l’herbe et retrouver d’éventuels fugitifs que les grenades lacrymogènes des policiers n’ont pu faire sortir du repaire. Seuls quatre malchanceux ont été cueillis. Ils aideront certainement la police à mettre la main sur le reste de l’essaim, espèrent les populations traumatisées par leur incursion.
L’un de ces quatres bandits était maitrisé par la population, alors qu’il tentait de voler des canards. Il a été copieusement bastonné.
Par mesures de sécurité, les écoles des environs étaient évacuées. Le cours normal de la vie a repris avec beaucoup d’hésitations vers 15h, a constaté un journaliste de ‘‘Les Défis du Congo’’.
Le phénomène des bébés noirs sévit gravement dans les grandes agglomérations du Congo, notamment à Pointe-Noire et Brazzaville où ils n’hésitent pas à attaquer et à couper à l’aide des machettes, les victimes qu’ils dépossèdent de tout objet de valeur.
Photos Amateur-témoins: 1-Un bébé noir capturé par la population, alors qu’il tentait de voler des canards 2- La niveleuse dégageant l’herbe

