La ministre congolaise de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Lydie Pongault a échangé le 28 février à Paris, avec de jeunes talents, chorégraphes, scénaristes et acteurs culturels de la diaspora en vue d’établir des contacts et préparer une participation mémorable a la 12e édition du festival panafricain de musique (FESPAM) qui aura lieu à Brazzaville du 19 au 26 juillet prochain.
L’objectif visé était d’évaluer les défis et les opportunités qui s’offrent à cette 12e édition grâce à l’utilisation des outils numériques, à savoir les nouveaux modes de production et de diffusion, la monétisation des œuvres, la protection des droits d’auteur et l’émergence d’un marché africain solide.
Cette édition qui a pour thème ‘Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique’’ « promet d’être un catalyseur d’initiatives innovantes, favorisant les synergies entre artistes, entrepreneurs et institutions pour propulser l’industrie musicale africaine à l’ère du numérique », a indiqué Lydie Pongault.
En janvier dernier, cette édition du Fespam était présentée au Salon touristique « FITUR 2025 » qui a regroupé près de 10 000 participants de 156 pays, du 22 au 26 janvier dans la capitale espagnole, Madrid ; et auquel a pris part le Commissaire général de l’institution, Hugues Gervais Ondaye.
Le rendez-vous de Brazzaville regroupera des milliers d’artistes et professionnels de l’industrie musicale, dont le nombre exact n’a pas été indiqué par les organisateurs.
Pour cette occasion, le ministère de la Culture a prévu plusieurs activités en marge des productions musicales telles que le symposium, le Marché de la musique africaine (MUSAF), l’exposition des instruments traditionnels de musique, entre autres.
La dernière édition du Festival a eu lieu en juillet 2023 dans la capitale congolaise, après une cérémonie d’ouverte au siège de l’Unesco à Paris, en France. Elle était consacrée à la Rumba congolaise, une sorte de voyage dans les temps pour explorer ses origines et son identité réelles. Elle a couté deux milliards de FCFA aux organisateurs.
Initié en 1996 par le professeur Pascal Lissouba alors président de la République et son ministre de la Culture Gabriel Matsiona, le Fespam est un moyen de promotion musicale africaine et participe à l’intégration continentale par le brassage des peuples et de leurs cultures à travers la production musicale et la préservation de la promotion de l’identité africaine.
Interrogé sur l’utilité de cette ‘‘messe musicale africaine’’, l’ancien chef de l’Etat avait indiqué que « la musique c’est l’art de dessiner un sourire et la force qui nous permet de chasser le désespoir. »
Photos MITCAL: La ministre Lydie Pongault avec ses collaborateurs et des jeunes artistes.

