Révélée au public grâce à un clash entre femmes rivales qui lui a permis de raconter musicalement l’histoire de leur foyer polygame sur les réseaux sociaux, Gustavie Mbemba, la première ‘‘fouamme’’ vient de décrocher la timbale : plus d’un million de vues sur YouTube, trois semaines seulement après la mise en ligne de son tube « Yamboula Mabanza » qui évoque son histoire avec l’époux Yannick.
Hasard du destin ? Bénéfice mystérieux de ses miraculeux enfants jumelles ? Magie des réseaux sociaux ? Le succès de Gustavie Mbemba demeure une équation à plusieurs inconnues pour de nombreux Congolais.
Le phénomène Gustavie Mbemba a explosé à la vitesse grand V, portée par des influenceurs locaux, des comédiens, et même la diaspora congolaise qui ont été touchés par les injustices que la jeune mère de jumelles a subi dans son foyer alors qu’elle habitait à Mindouli, un village du département du Pool, à 128 Km à l’Ouest de Brazzaville.
A la fin, c’est tout le peuple Congolais qui s’est approprié l’artiste improvisée et promis de la porter au firmament. De Pointe Noire à Paris et Houston, en passant par Kinshasa, Libreville, Abidjan, Rabat ; la première ‘‘fouamme’’ a su conquérir le public et imposer sa composition comme l’hymne de toutes les manifestations festives.
Dans son texte, la première épouse de l’homme identifié comme Yannick glorifie sa seule jumelle en vie, Nzouzi. La maman chante que l’enfant est la photocopie du papa Yannick en précisant que sa grossesse était désirée et que, elle, la mère n’est pas une « fille de joie ».
Elle raille aussi son époux dont la deuxième femme, Joafranelle Moundélé, serait arrivée au foyer enceinte d’un autre homme, laissant croire à Yannick que le futur bébé est son enfant à lui.
Derrière le buzz, c’est une histoire réelle qui oppose publiquement deux femmes sur les réseaux sociaux et a conduit à la séparation entre l’époux et la première, qui en récolte désormais des dividendes avec un succès qui a traversé les frontières du pays.
Eberluée par le succès de sa rivale, la deuxième ‘‘fouamme’’, ‘‘Ma Moundélé’’, veut aussi se lancer dans la musique promettant de faire mieux que Gustavie, en défendant les « deuxièmes femmes ».
Nonobstant des appels au calme et à la sagesse lancés par ses followers, Joafranelle Moundélé est apparue dans des clips amateurs esquissant des strophes injurieuses à l’endroit de sa rivale. Elle y dénigre son physique et sa moralité. La dérision provocatrice a soulevé une vague de protestation pour injures publiques sur la personne de Gustavie Mbemba.
Selon ses détracteurs, peu avant la sortie de ces bouts de clip, la deuxième femme a payé un artiste professionnel pour lui écrire une réplique à Gustavie.
« Je ne suis pas la première personne à être deuxième femme dans ce pays, ni celle qui a sponsorisé le Dj Tenda, alors que moi-même je suis capable de chanter », s’était-elle défendue contre les TikTokeurs qui ont mis en doute sa capacité de composer.
Photo screenshot: Gustavie et ses fans ont célébré le million de vues autour d’un gâteau ‘‘YouTube’’

