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Une cinquantaine d’acteurs de la lutte contre le blanchiment d’argent en formation à Brazzaville

par Manuel Gomez
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Le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac) a lancé, jeudi le 6 juillet à Brazzaville, la deuxième session de formation des experts et évaluateurs dont l’objectif est de promouvoir la maîtrise des mécanismes de mise en œuvre de la répression et l’amélioration des procédures et pratiques d’évaluation dans le domaine.

Pendant cinq jours, ces hommes et femmes venus de la République démocratique du Congo (RDC), du Cameroun, de la Centrafrique, du Gabon, du Tchad et du pays hôte vont apprendre les standards internationaux de la répression du blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et la prolifération des armes légères à travers des sessions conduites par les experts des projets SecFin Africa et GIZ ; spécialisés dans la prévention et lutte contre les flux financiers illicites (FFI) liés à la criminalité transnationale organisée.

« Être évaluateurs, c’est assumer une responsabilité majeure : celle d’apprécier avec rigueur, objectivité et professionnalisme les dispositifs nationaux, tout en formulant des recommandations constructives et adaptées aux réalités de chaque Etat. La crédibilité du Gabac sur la scène internationale dépend de son corps évaluateur »,a déclaré le secrétaire général de l’institution, André Kanga, au cours de la cérémonie d’ouverture de cet atelier de perfectionnement.  

M. Kanga a rappelé aux évaluateurs que la formation insistera sur les méthodologies d’évaluation, l’études des cas pratiques et l’harmonisation des approches qui sont les gages de la cohérence et la crédibilité dans leur profession.

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Selon des experts du projet SecFin Africa, l’Afrique pourraient perdre plus de 80 milliards de dollars en 2026 à cause des FFI. Ces flux financiers sont surtout issus d’activités criminelles avant d’être blanchis et réinjectés dans le circuit économique. 

Pour cela, les évaluateurs présents à Brazzaville devraient s’imprégner des trois exigences majeures pouvant permettre de prévenir et combattre agressivement le phénomène, notamment la rigueur méthodologique, l’esprit de coopération, l’éthique et la confidentialité. 

En avril 2025, lors d’un entretien avec le président congolais Denis Sassou N’Guesso, le secrétaire permanent du Gabac, André Kanga, a évoqué la formation des acteurs de la lutte contre le blanchiment d’argent pour améliorer la capacité opérationnelle de toute la chaîne de lutte contre le blanchiment. La formation devait inclure des magistrats, des officiers de police judiciaire et le personnel des agences d’investigations financières.

Le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac) est une institution spécialisée de la CEMAC en charge de la promotion des normes, instruments et standards de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et de financement de la prolifération des armes de destruction massive.

Il a été créé parle14 décembre 2000 à N’Djamena par la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC, avec pour missions de lutter contre le blanchiment d’argent et les produits du crime, le financement du terrorisme. Elle met aussi en place des mesures appropriées à cette lutte dans la CEMAC ; évalue les résultats de l’action et l’efficacité des mesures adoptées ; assiste les Etats membres dans leurs politiques anti- blanchiment et coopère avec les structures qui œuvrent dans le même domaine à travers le monde.

Photo Adiac: Les participants à la formation de Brazzaville

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