Sept individus incarcérés à la maison d’arrêt d’Ewo, pour détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthères connaitront leur sort à l’issue du procès prévu dans une semaine, a annoncé le Projet d’application de la loi sur la faune sauvage (PALF) qui a coordonnée avec la gendarmerie locale et la Direction départementale de l’Economie forestière de la Cuvette-Ouest pour interpeller les présumés délinquant fauniques.
Ces personnes non autrement identifiées risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende plafonnée à 5 millions de FCFA chacun, conformément à la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 qui protège strictement certaines espèces fauniques.
Les faits qui seront jugés remontent au 18 mai 2026, lorsque quatre membres d’un réseau de présumés trafiquants de trophées d’une espèce animale intégralement protégée ont été interpellés à Ewo, alors que trois autres complices avaient trouvé refuge dans le district voisin de Kelle ; avant d’être rattrapés par la Force publique.
Selon le PALF, ces sept individus sont collectivement poursuivis pour les délits de présomption d’abattage, détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, mais ont joué des rôles différents dans la chaîne.
Il y en a qui sont acheteurs, d’autres des revendeurs, et d’autres encore des intermédiaires et des transporteurs de ces trophées.
Le PALF estime que l’abattage d’espèces animales protégées constitue une menace majeure pour leur survie car le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction de nombreuses espèces animales à travers le monde.
Pour cela, le Congo s’est doté de la loi 37-2008 du 28 novembre 2008, l’une des plus strictes en Afrique centrale, pour protéger la faune et sanctionner les braconniers et les trafiquants d’animaux sauvages d’autre part.
« L’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique », stipule la loi en son article 27.
Photos PALF/DR: Les septs présumés délinquants fauniques

