L’administration Trump pourrait, dès la semaine prochaine, durcir les conditions d’accès au territoire des Etats Unis d’Amérique pour les citoyens issus de 43 pays dans le monde, dont ceux venant de la République du Congo et de la République démocratique du Congo (RDC).
22 pays africains figurent en bonne place dans la liste. Trois d’entre eux sont classés « rouges » et leurs citoyens interdits de voyage, à savoir la Libye, la Somalie et le Soudan.
Sur la partie orange de la liste figurent l’Erythrée, la Sierra Leone et le Soudan du Sud dont les ressortissants font face à d’importantes restrictions, notamment des exigences d’entretien personnalisées pour l’obtention du visa.
Il y a enfin les 16 pays africains dont la situation ne semble pas encore perdue puisqu’ils figurent sur la liste jaune. Il s’agit de l’Angola, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Cap-Vert, du Tchad, de la République du Congo, de la RD Congo, de la Guinée équatoriale, de Gambie, du Liberia, du Malawi, du Mali, de la Mauritanie, de São Tomé-et-Principe et du Zimbabwe.
L’administration américaine leur accorde un délai de 60 jours pour, précise-t-elle, « améliorer leurs procédures de sécurité et de vérification des voyageurs ». Le cas échéant, la place des ressortissants de ces pays pourrait évoluer vers l’orange ou le rouge, Washington dont la politique étrangère connait des changements brusques et parfois irrationnels selon de nombreux observateurs.
Cependant, les pays africains ne sont pas les seuls concernés par ces mises en gardes et restrictions. Il y a aussi les citoyens russes (liste orange) et ceux de l’Afghanistan, de la Syrie, de la Corée du Nord et du Venezuela (liste rouge).
Le Rwanda et le voisin Gabonais ainsi que la République centrafricaine, le Burkina et le Niger sont épargnés, pour le moment.
En janvier dernier, Donald Trump a donné deux mois au Département d’État pour répertorier les pays dont les citoyens pourraient être interdits de séjour sur le sol américain. Une liste de plus de 43 pays a été établie pour être transférée à la Maison-Blanche la semaine prochaine, mais les médias l’ont fait « fuiter » trois jours plus tôt.
Photo DR: Le président Américain Donald Trump

