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De nombreuses habitations menacées d’être avalées par une érosion au quartier Mongo Mpoukou à Pointe Noire

par les défis du congo
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Par Cyr Daris et Manuel Gomez

L’intégrité de nombreuses habitations est menacée par une érosion régressive constatée dans la zone dite « Terre Jaune », au quartier Mongo Mpoukou, dans le 5e arrondissement de Pointe Noire.

Selon des habitants d’un pâté de maisons adjacent, ce ravinement perturbe la quiétude à chaque pluie et déforme le mode de la vie quotidien. Comme dans l’armée, ces résidents sont toujours en état d’alerte, prêts à partir.  

Il y a quelques années, c’était une crevasse qui est ensuite devenue un trou béant négligé ; avant de bénéficier des faveurs des eaux de pluies qui y ont fait un lit.  La route qui passait par là n’existe plus et les efforts déployés pour stopper l’érosion n’ont porté aucun fruit.   

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Les habitants de cette zone, arrivés à bout de leur créativité, pour contrer la menace, sollicitent désormais une assistance express du gouvernement et du chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso pour sauver les vies et les biens matériels.

La menace d’engloutir l’ensemble des maisons qui jouxtent le ravin est très évidente, mais les sorties et entrées des riverains sont encore plus qu’un calvaire.  Il faut marcher plusieurs kilomètres avant de trouver une route qui facilite l’accès aux transports en commun, déplorent-t-il.

La même situation est remarquable sous les pylônes de haute tension qui avoisinent le cimetière de Vindoulou. Un ravin géant s’est formé depuis l’arrêt de bus Mettel jusqu’au niveau du 7e pylône, rendant difficile les déplacements des populations qui vivent dans les quartiers « Pylônes » ; « Sapins » et « Douanier ».

Selon un chef de Bloc, certaines zones ont été investies de façon hâtive et anarchique par les populations alors même que l’Etat en interdisait l’occupation et la construction des maisons d’habitation.

A ce jour, plusieurs propriétaires de parcelles ont abandonné leurs domiciles pour se reloger ailleurs afin d’anticiper le prochain engloutissement de leurs habitations par les éboulements qui pourraient survenir à tout instant. La grande saison des pluies qui a débuté depuis quelques semaines est souvent sans pitié pour ces quartiers peuplés précipitamment, sans études de terrain préalables. 

Images DR: Ravins au quartier Mongo-Mpoukou, Pointe-Noire

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