Les éléments de la région de gendarmerie de Brazzaville ont démantelé, le jeudi 1er mai dans la capitale congolaise, un dangereux gang de trafic d’êtres humains pour des fins non avouées, rapporte la principale chaine de télévision nationale Télé Congo.
Selon le colonel major Juldas Ollangué, commandant de la région de gendarmerie de Brazzaville, « plus de 60 personnes constituées de sujets centrafricains, Rd Congolais et Camerounais étaient séquestrés sans contact avec l’extérieur dans 3 maisons après avoir été piégés par de fausses promesses d’emploi. »
En effet, précise l’officier supérieur de gendarmerie, « ces personnes sont victimes d’un réseau international de trafic des êtres humains organisé par des sujets camerounais, centrafricains et Rd Congolais qui utilisent les réseaux sociaux pour appâter et attirer leurs proies par de fausses promesses d’emploi. »
Une enquête a été lancée pour déterminer et suivre de possibles ramifications. En attendant, les membres du gang sont détenus dans les services de la gendarmerie avant leur présentation au parquet.
Selon Télé Congo, c’est une société du nom de ‘‘Killnet’’ qui servait d’entreprise écran pour faire du faux commerce en ligne en proposant des opportunités d’emplois et des produits divers aux potentiels cibles.
En réalité, c’était un groupe d’arnaqueurs organisés qui a réussi à extorquer de l’argent ; 700 000 FCFA à chacun des soixante ressortissants camerounais, centrafricains et congolais pour s’inscrire dans un programme de voyage et de vente de produits en ligne.
Parmi les victimes, le RD Congolais Hassan Chingana, contacté depuis la ville de Kisangani par une de ses connaissances, membre du réseau ténébreux et qui, en passant par des voies frauduleuses est arrivé jusqu’à Brazzaville et s‘est retrouvé séquestré jusqu’au démantèlement du réseau par les gendarmes.
Selon lui, ses ‘’amis’’ lui ont présenté deux produits en ligne qu’il devait récupérer pour la vente. Mais après avoir passé trois à Brazzaville, il n’a jamais pu voir la marchandise pour laquelle il a dépensé énormément d’argent.
La nébuleuse fonctionnait sur la forme d’une « pyramide de Ponzi » à en croire les explications de Pascal Abia, un membre de la nébuleuse.
Dans une expression embrouillée, il tente d’expliquer qu’ils vendent à des personnes connues qui, à leur tour revendent à des personnes connues et ainsi de suite. Ceux-ci, explique-t-il, ont aussi la probabilité de vendre à d’autres partenaires d’affaires. Ils s’attendent à une rémunération de 225 dollars après avoir vendu deux ou 3 produits.
« Tu peux vendre jusqu’à 700 000 CFA de produits, » a déclaré l’arnaqueur qui a aussi reconnu que la gendarmerie a sapé ses espoirs et qu’il assume l’infraction de trafic des êtres humains.
Images screenshot TC/LDC: 1-Le Colonel major Juldas Ollangué, commandant de la région de gendarmerie de Brazzaville 2- Le gang des trafiquants 3- Les victimes de 3 mois de séquestration 4- Les victimes échangeant avec le Colonel major Ollangué

