Le président du Comité exécutif de la fédération congolaise de football, Jean Guy Blaise Mayolas et son secrétaire général, Badji Mombo Wantété ont été convoqués ce mercredi 28 mai par la commission permanente d’enquête de la centrale d’intelligence et de documentation (CID), pour être entendus au bureau du colonel Alfred Assangotoua.
Sur les deux convocations estampillées « Confidentiel », dont ‘‘Les Défis du Congo’’ a obtenu une copie, aucun au motif n’est indiqué en dehors de la mention « pour affaire le ou la concernant. »
Les convocations qui ont pris l’air d’une mauvaise blague sur les réseaux sociaux, ont été confirmées ce matin par le président de la FECOFOOT, qui a été joint par ‘‘Les Défis du Congo’’. Jean Guy Blaise Mayolas n’a pas fait de commentaire à ce sujet.
Un jour avant l’émission desdites convocations, le 26 mai, un communiqué de presse de la fédération, signé par le secrétaire général Badji Mombo Wantété, a accusé le ministère des Sports de vouloir instrumentaliser contre elle la justice et les services de l’Etat (CID).
« Le ministère des Sports s’emploie à vouloir instrumentaliser la justice congolaise et les services de l’Etat (CID) dans une procédure voulue par ce département, portant sur la gestion des fonds de la FIFA par le Comité exécutif de la FECOFOOT », avait-il écrit.
M. Badji Mombo a aussi révélé qu’une campagne de dénigrement dirigée contre la FECOFOOT, est organisée sur les réseaux sociaux, portant sur des allégations d’une prétendue mégestion des fonds de la FIFA par le Comité Exécutif de la FECOFOOT.
Depuis un moment, des animateurs des réseaux sociaux basés aussi bien au Congo qu’à l’extérieur, allèguent que la FECOFOOT a mal géré la subvention de 500 000 dollars (près de 290 millions de FCFA) obtenue de la FIFA, au profit du football féminin ; dans le cadre du programme d’aide de l’institution internationale contre la COVID-19.
Selon Badji Mombo Wantété, « bien que la FIFA, pourvoyeuse de fonds ait promis de s’intéresser à ce volet financier suite aux nombreux courriers envoyés par le ministère des Sports, force est de constater aujourd’hui l’obstination de ce département à vouloir entreprendre à tout prix une procédure judiciaire sur une affaire ne relevant nullement de sa compétence. »
« Devant cette attitude du ministère des Sports frisant l’acharnement et allant à contrecourant des attentes des Sportifs congolais, le Comité Exécutif de la FECOFOOT exprime son étonnement et son incompréhension », soulignait le communiqué qui a insisté que « l’urgence aujourd’hui est à la reprise rapide des activités sportives dans le pays et non à des règlements de compte ».
Il y a deux semaines, Jean Guy Blaise Mayolas et son secrétaire général Badji Mombo Wantété ; attendus à Asunción au Paraguay où se tenait du 15 au 17 le 75e congrès de la fédération internationale de football association (FIFA), ont été interdits de quitter le territoire sans explication par la police des frontières alors qu’ils devaient embarquer pour représenter le Congo à cette messe du football international.
Selon une source qui s’était exprimée sous anonymat, la police des frontières a déclaré n’avoir pas reçu l’ordre de lever l’interdiction de quitter le territoire qui frappait les responsables de la Fédération pendant les mois de crises avec la commission ad’ hoc et le ministère des Sports.
Pour de nombreux Congolais, les tracasseries auxquelles sont confrontées les dirigeants de la FECOFOOT sont inexplicables à partir du moment où la justice a réhabilité cette dernière dans ses droits, comme l’exigeait la FIFA ; avant la levée des sanctions qui frappaient le Congo à cause de « l’ingérence de tiers dans les affaires de la fédération. »
Images DR: 1-Le président du Comité exécutif de la fédération congolaise de football, Jean Guy Blaise Mayolas et son secrétaire général, Badji Mombo Wantété 2- Les convocations de la CID 3-Le communiqué de presse de la fédération

