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Dix partis politiques servent « une nouvelle blague » au peuple Congolais et espèrent virer le PCT du pouvoir

par les défis du congo
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Par Cyr Yoba et Achille Salesh Ngoma

Le parti social-démocrate congolais (PSDC) et neuf autres formations politiques de l’opposition ont juré le 31 mai, sur les genoux de Clément Mierassa qui a demandé pardon aux Congolais, de virer le président Sassou N’Guesso du pouvoir à l’élection présidentielle de l’année prochaine.

Cette déclaration qui est déjà considérée par de nombreux Congolais comme une blague, a été faite à Brazzaville lors d’une conférence au cours de laquelle une dizaine de formations politiques ont présenté à la presse nationale et internationale le « Rassemblement des forces du changement – RFC » dont Clément Miérassa a été fait coordonnateur ; et qui se donne pour objectif de « virer Sassou » du pouvoir.

« C’est une nouvelle blague qu’on sert au peuple Congolais ! » s’est exclamé Philippe Tsouah-Na-Douh, un octogénaire congolais qui regardait la cérémonie sur les réseaux sociaux. 

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Le symbole de se mettre à genoux et de demander pardon au peuple du Congo est un bon signe d’humilité pour M. Mieressa et ses collègues opposants, a expliqué M. Tsouah-Na-Douh qui a ajouté que cela honore nos valeurs morales traditionnelles.

Dans cette nouvelle aventure, le président du parti social-démocrate congolais (PSDC), Clément Mierassa est accompagné de Uphrem Dave Mafoula du parti les Souverainistes et du déjà compagnon il y a juste un mois, Jean-Jacques Serge Yhomby-Opango du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) avec qui ils ont créé le 14 avril dernier les Forces nouvelles du changement (FNC); pour « fédérer les partis et mouvements politiques de l’opposition en vue de créer une force susceptible de conduire à une alternance au sommet de l’Etat, lors de la présidentielle de 2026. »

Cette initiative est tombée comme un château de cartes, il y a quelques jours, lorsqu’un communiqué massivement relayé sur les réseaux sociaux annonçait le retrait de Clément Miérassa de « toutes les plateformes politiques auxquelles il appartenait antérieurement.»

Dans les Forces nouvelles du changement (FNC) du 14 février, comme dans le Rassemblement des forces du changement (RFC) , l’objectif de M. Mierassa et ses collègues reste le même : faire « de la démocratie réelle, du respect des libertés et des droits fondamentaux des principes non négociables. »

« Nous n’avons pas créé ce rassemblement pour inciter le peuple à la révolte et à la violence. Même si l’opposition est plurielle, notre challenge est de nous unir pour bâtir des stratégies plus efficientes afin de virer le PCT du pouvoir », a déclaré Jean-Jacques Serges Yhomby-Opango du RDD.

« Notre démarche est pacifique parce que nous ne voulons pas de la violence », a indiqué Clément Miérassa qui précise avec ses collègues du collège des présidents que le RFC est loin d’être une coalition qui  va en guerre  contre le régime en place.

Dans une longue intervention, le président des Souverainistes et rapporteur du RFC ; Uphrem Dave Mafoula, a essayé d’éclairer l’auditoire sur la vocation de l’outil avec lequel ils estiment mettre hors du pouvoir le Parti Congolais du Travail (PCT) en 2026.

« Nous défendons la souveraineté du peuple congolais, l’État de droit, les élections libres et honnêtes, la liberté d’expression, la liberté de la presse et l’indépendance de la justice, car il n’y aura pas de renouveau sans démocratie réelle, vivante, inclusive et authentique. La paix et la non-violence sont notre démarche », a égrainé M. Mafoula avant de conclure que le changement ne peut être durable que lorsqu’il est démocratique et pacifique.

« Tongo e tani, Beto telema » est le cri mobilisateur de la nouvelle coalition politique en face du PCT. « Ce slogan n’annonce pas seulement l’aube, il réveille les consciences, appelle à l’action et symbolise la fin de la nuit et de l’obscurantisme politique ; c’est un cri de cœur, un signal d’alarme, et une invitation à l’action collective », a expliqué le rapporteur du RFC.

Bon rêve ou mauvais songe pour 2026 ? Des observateurs répondent qu’ils préfèrent l’un ou l’autre, mais pas un nouveau cauchemar. 

Images screenshots: Clément Mierassa, ses collègues du RFC et la presse, lors de la conférence de presse

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