Par Koumba Lévê
La ministre Congolaise de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault a justifié mercredi, le 5 novembre à Belém au Brésil les raisons évidentes pour lesquelles la présence du chef de l’Etat Congolais est d’une absolue nécessité à la 30e conférence de l’organisation des Nations unies sur les changements climatiques (COP30).
Dans une interview accordée à un confrère,la ministre a déclaré que la présence de Denis Sassou N’Guesso traduit « l’engagement du Congo pour la préservation des écosystèmes tropicaux et le rôle stratégique du Bassin du Congo dans la lutte mondiale contre le changement climatique ».
Elle a affirmé qu’en sa qualité de premier écologiste du Bassin du Congo, le chef de l’Etat Congolais qui est également le président de la commission climat des Bassins du Congo ; une institution de l’Union africaine, ne pouvait être aux abonnés absents de cette grande réunion.
La présence de Denis Sassou N’Guesso se justifie également, a estimé Arlette Soudan-Nonault, par le fait que la République du Congo abrite le siège mondial des populations autochtones de la zone tropicale africaine et Brazzaville, capitale du Congo, a abrité en mai dernier le premier sommet mondial des populations autochtones des tris grands bassins que sont le Congo, l’Amazonie et Borneo-Mekong.
Par ailleurs, conformément à l’application des dix-sept objectifs de développement durable et de la mise en œuvre des agendas 2063 de l’Union africaine, le Congo occupe à ce jour la tete de la commission économique relative au climat, au financement de la transition énergétique et écologique.
« Il nous faut venir ici où les décideurs portent ces voix fortes ; où il faut se faire entendre. Donc, le chef de l’Etat a pris une fois de plus son bâton de pèlerin pour rappeler que nous sommes de bons élèves de l’atténuation ; nous ne sommes pas un mauvais émetteur, » a indiqué Mme Soudan-Nonault.
Photo DR/Screenshot: 1- Des autochtones brésiliens et le président congolais lors du premier congrès des peuples autochtones en mai 2025 à Brazzaville 2- Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo

