Trois jours après la pluie torrentielle qui s’est abattue sur Brazzaville dans la nuit du 13 au 14 juin et fait de nombreux dégâts dans plusieurs quartiers de la capitale, le premier ministre Congolais, Anatole Collinet Makosso s’est rendu sur les lieux pour réconforter les sinistrés et les familles éplorées, en compagnie de quelques membres du gouvernement et des autorités locales.
Le bilan fait état de 7 pertes en vies humaines, de nombreux blessés graves et plusieurs habitations détruites par la force des eaux de ruissellement ou ensevelies par les sables ravinés.
A travers cette descente, le gouvernement a voulu manifester sa solidarité et son soutien aux familles et encourager les élèves sinistrés à l’orée des examens d’Etat.
« Les premières pensées du gouvernement vont à l’endroit des familles éplorées ; celles qui ont connu la mort des personnes chères à la suite de ces pluies qui ont enseveli biens et personnes dans les maisons, avec ces amas de sable qui se sont déversés sur les toitures et envahit les chambres à coucher de tous nos compatriotes au point d’emporter des vies humaines, » a déclaré Anatole Collinet Makosso.
Le premier ministre a aussi eu une pensée pour tous les élèves des classes de terminale qui devaient, les jours suivant le drame, se rendre à l’école pour passer l’examen du Baccalauréat.
« Je voudrais que ces enfants reçoivent l’expression de la compassion, de la solidarité du gouvernement », a –t-il indiqué.
Le chef du gouvernement a tout de même condamné le comportement des familles qui construisent de façon anarchique, augmentant le risque d’exposition face aux intempéries.
Mais au-delà de la responsabilité des familles qui s’affirment en devenant propriétaires de lopins de terres là où le « hasard » a voulu qu’ils en trouvent, l’Etat a sa part de responsabilité.
A propos, dans une interview accordée à « Les Défis du Congo » (https://www.lesdefisducongo.com/lavenir-de-lupads-et-les-futures-alliances-seront-decides-par-le-congres-assure-pascal-tsaty-mabiala-interview/) à la fin du mois d’avril, le premier Secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et chef de l’opposition politique Congolaise, Pascal Tsaty Mabiala avait estimé que ces phénomènes s’empirent en raison de mauvais choix opérés par les gouvernants dans l’affectation des ressources de l’Etat.
Selon M. Tsaty Mabiala, le Congo a des villes construites depuis la période coloniale et qui n’ont pas été suffisamment entretenues en matière de canalisations.
« Il faut refaire les canalisations parce qu’elles sont hors d’usage. Donc ce sont des milliards qu’il faut engloutir à Brazzaville, à Pointe-Noire et à Dolisie pour refaire d’abord les voiries urbaines. On a besoin de mettre à peu près 80 % dans ces infrastructures », avait-il indiqué comme solution pour tenter de juguler le phénomène des inondations.
Il a insisté sur le curage des canalisations existantes ; un meilleur traitement des ordures ménagères et l’application de la loi sur les indélicatesses.
Images screenshots LCD: Le premier ministre et quelques membres du gouvernement, à la rencontre des populations sinistrées

