Les érosions qui rongent la terre autour de la capitale congolaise, Brazzaville, n’ont pas épargné le cimetière d’Italo qui, comme une fresque funeste, projette une désolation faisant penser que les morts ne reposent plus en paix.
Des personnes qui ont récemment visité cette nécropole, témoignent avoir vu des crânes et des squelettes couvrir le sol, après les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville.
Des photos amateurs montrent des tombes dévastées comme si des pilleurs y étaient passés. Des restes humains ensevelis ou dépouillés, des cercueils, des tombes partiellement détruites peuvent aussi être distingués.
La saison sèche qui arrive est vue comme une opportunité pour les familles, pour réparer les dommages alors que d’autres, pas du tout informées, pourraient être surprises le 1er novembre prochain de découvrir un ravinement géant à la place du quartier où reposent leurs défunts.
La dépression d’environ 2m de profondeur est accélérée par le ruissellement de flots torrentiels en provenance du quartier Domaine, à Djiri, qui manque de canalisation. Les eaux ont forgé et trouvé leur voie, jusqu’au lieu des dégâts, dans un cimetière fermé au public mais exploité illégalement et secrètement, ont indiqué des sources.
Pour de nombreuses familles, la solution, à court terme; est l’exhumation pour permettre aux défunts de continuer leur repos éternel dans un autre cimetière.
Photos DR: L’ambiance à la nécropole d’Itatolo après le passage des grandes pluies d’avril, mai et juin

