Le directeur général de la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company, Ersoy Necmettin a annoncé jeudi le démarrage des activités de son entreprise dans la capitale congolaise, deux mois après l’accord de base signé avec le gouvernement congolais.
Selon le directeur général, l’activité de son entreprise commence par le balayage des rues en attendant que le personnel assure l’entretien des véhicules et appareils vétustes hérités de l’ancienne Averda.
« Pour le moment, comme vous avez constaté, nous avons commencé avec le balayage. Nous irons progressivement jusqu’à ce qu’on répare les véhicules qui sont là. Pour le moment c’est ça notre plan de travail, » a déclaré Ersoy Necmettin qui a affirmé que ses équipes sont dans un « processus de contrôle pour connaitre l’état réel du matériel jusqu’à l’arrivée à Brazzaville de notre propre matériel pour se déployer dans toute la ville de Brazzaville. »
Balais-brosses, pelles et brouettes en mains, les premiers agents de propreté urbaine ont été aperçus au rond-point du 5 juin 1997 à Mpila, notamment à la place « Plus jamais ça » ; sur l’avenue Pointe hollandaise ; dans des artères de Poto-Poto et le long de l’avenue Amilcar Cabral ; mais aussi sur l’avenue Denis Sassou N’Guesso en allant vers l’aéroport international Maya-Maya et aux abords du ministère des Finances.
L’objectif poursuivi, durant les cinq ans que vont durer le contrat entre l’Etat Congolais et la société turque est de mettre en place un système moderne et durable de gestion des déchets à Brazzaville et Pointe-Noire.
Contrairement à Averda qui était lié au Congo par un paiement forfaitaire mensuel de 1 milliard de FCFA, celui d’avec Albayrak est basé sur le tonnage ; 1 000 tonnes de déchets à traiter quotidiennement à Brazzaville et la moitié à Pointe-Noire.
Selon le ministre Juste Désiré Mondélé, ce modèle est aussi réaliste qu’avantageux. Sa mise en œuvre devrait renforcer la salubrité dans les deux villes.
« Nous étions au coût forfaitaire avec Averda. Dans le contrat actuel, nous sommes plutôt sur le tonnage, à savoir que les estimations sur Brazzaville et Pointe-Noire sont de 1500 tonnes, soit 1000 tonnes à Brazzaville et 500 tonnes à Pointe-Noire. Ce qu’il faut encore prouver et valider à travers des points bascules, » avait indiqué le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, le 23 avril dernier, lors de la signature de l’accord entre les deux parties.
Photo DR/Screenshot: Albayrak se déploie dans Brazzaville

