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Parfum de grève à l’hôpital Blanche Gomes de Brazzaville

par Cyr Yoba
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L’intersyndical de l’hôpital Blanche Gomes de Brazzaville, composée de la FENASAS et de la FESYTRASAS a menacé, au courant de la semaine, de commencer une grève générale illimitée dès le 29 janvier si l’autorité demeure insensible au cahier de charge conjoint déposé sur sa table le 13 janvier dernier.   

Les agents réclament l’apurement des salaires, primes et indemnités dus ; l’augmentation de la subvention d’équilibre, gage de l’application totale de la convention collective ; la concomitance de paiement des salaires avec ceux de la fonction publique et l’installation au sein de l’hôpital d’une usine de production d’oxygène.  

Pour les syndicalistes réunis autour des leaders Benjamin Londé (FENASAS) et Romuald Yvon Ngalebaï (FESYTRASAS), il s’agit de relancer le dialogue après l’échec de leur mouvement de grève de la mi-janvier.    Ils espèrent, à travers la nouvelle menace, ouvrir un dialogue positif avec le nouveau ministre de la santé, Jean Rosaire Ibara.  

Le 29 octobre 2024, ces deux syndicats avaient déposé, en même temps que leurs collègues du CHU de Brazzaville et pour les mêmes revendications, un préavis de grève qui n’a pas survécu.  

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Cependant, au début du mois en cours, les agents du CHU ont pu, après d’âpres négociations avec l’ancien ministre de la Santé Gilbert Mokoki, obtenir la garantie du paiement de leurs salaires en même temps que ceux des fonctionnaires, tout comme le versement de quatre mois d’arriérés.  

A l’hôpital spécialisé mère-enfant, l’on s’étonne du « deux poids, deux mesures » et met en garde contre toute tentative de récupération, à des fins politiciennes.

Photo Hopital B. Gomez: Une vue du centre hospitalier

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