Le président Congolais Denis Sassou Nguesso a appelé, le jeudi 26 juin, les entrepreneurs francophones à investir en république du Congo après avoir présenté les potentialités du pays, dans son discours d’ouverture de la 5e édition de la Rencontre des entrepreneurs francophones (REF) à Brazzaville.
« Le Congo souhaite que davantage d’entrepreneurs francophones, porteurs de projets crédibles de développement investissent dans le pays au moment où le gouvernement s’efforce d’améliorer le climat des affaires et d’encourager un dialogue permanent public-privé, » a déclaré le chef de l’Etat congolais.
Selon lui, le Congo a besoin d’investisseurs crédibles dans tous les domaines, car dans un monde où les risques financiers, climatiques, mais aussi sécuritaires sont de plus en plus plausibles, il est impérieux de diversifier ses partenariats de développement.
Pendant vingtaine de minutes de son speech, le président Sassou N’Guesso s’est employé à présenter un large panorama de potentialités du pays mais aussi les opportunités en matière d’investissement.
« Par sa vocation de pays de transit, le Congo, dessert l’ensemble des Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), soit un marché de 120 millions de consommateurs. Avec une façade maritime longue de 170 kilomètres, le Congo dispose d’un important port en eau profonde sur la côte atlantique dans la ville de Pointe-Noire, notre capitale économique, reliée à Brazzaville par une ligne ferroviaire », a-t-il expliqué.
Il a également évoqué l’importance du secteur agricole du Congo, eu égard à la disponibilité de vastes étendues de sols fertiles sur une superficie de 10 millions d’hectares de terres arables, d’une main-d’œuvre jeune, d’un dense réseau hydrographique, d’une pluviométrie abondante et d’un niveau adéquat d’ensoleillement. Le Congo préconise la mécanisation à grande échelle et l’irrigation des périmètres agricoles face aux aléas climatiques.
Il subsiste donc de multiples possibilités d’affaires dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture, sous-tendues par de multiples avantages fiscalo-douaniers.
« Les perspectives du secteur agricole concernent, entre autres, la création d’une banque agricole et d’une filière de production d’aliment de bétail ainsi que le développement des chaînes de valeurs », a indiqué Denis Sassou-N’Guesso qui a assuré au sujet des avantages fiscalo-douaniers mais a reconnu « trop d’impôts tue l’impôt » et qu’en même temps, « trop peu d’impôt tue l’État, et le non-Etat tue l’économie et le pays. »
Le président a aussi révélé aux entrepreneurs francophones que l’acquisition d’un permis d’exploitation des ressources forestières est soumise à une procédure simplifiée. D’autres facilités sont applicables aux investissements dans les secteurs des hydrocarbures, des mines et de l’énergie.
« Sur les vingt prochaines années, a-t-il déclaré, les réserves prouvées de gaz naturel du Congo sont d’environ 200 milliards de mètres cubes. En outre, le sous-sol congolais recèle d’un fort potentiel minier avec des gisements de classe mondiale. Les réserves de fer sont d’environ 15 milliards de tonnes dans les départements de la Sangha, de la Lékoumou et du Niari. Pour la potasse et le phosphate, les réserves sont estimées à 4 milliards et 684 millions de tonnes. Celles de polymétaux (étain, cuivre, zinc, plomb) sont estimées à 16 millions de tonnes. »
Il a invité de ce fait les entrepreneurs francophones à promouvoir les partenariats, public-privés et privés-privés, et d’autre part à renforcer leur implantation, et leurs investissements au Congo sur la base des différentes potentialités précitées.
Avant Brazzaville, la REF a eu lieu à Paris en 2021 ; Abidjan en 2022 ; au Québec en 2023 et à Marrakech au Maroc en 2024. L’édition de Brazzaville se déroule sous le thème : « Francophonie économique : bâtir ensemble une croissance partagée. »
Photos DR: L’ambiance lors du lancement de la REF de Brazzaville

