La confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC) a appelé vendredi, le 26 septembre à Brazzaville, l’ensemble des transporteurs en commun, à quelques jours de la rentrée des classes, de bien vouloir observer l’arrêté N° 689 du 19 mars 1994 portant fixation du tarif à 150 FCFA ; en marge d’une réunion avec les partenaires syndicaux sur le lancement officiel des contrôles de la carte de transporteurs et de l’enrôlement des propriétaires par la mairie.
Dans sa note d’information, le président du CSTC, Bienvenu Mabiala a invité les chauffeurs de bus ; minibus ; pic-nic ; cent-cent ; contrôleurs et rabatteurs d’observer le tarif fixé par le gouvernement en 1994.
« Tout contrevenant à cette disposition s’expose à des sanctions conformément aux dispositions en vigueur », a-t-il menacé.
De nombreux compatriotes, quasiment habitués aux tarifs capricieux doutent de l’effectivité de la mise en application de cette mesure que beaucoup de transporteurs jugent caduque après la réévaluation en 2023 du prix de l’essence à la pompe, qui est passé de 595 FCFA à 775 FCFA le litre.
Dans les grandes villes, notamment Brazzaville et Pointe Noire, les tarifs varient selon la distance d’une part et l’état de la route ou la situation des quartiers desservis. Dans la périphérie, les transporteurs suburbains taxent jusqu’à 350 FCFA, voire 500 FCFA la place occupée.
A Dolisie, ville où les derniers suburbains à quatre roues luttent pour la survie face aux tricycles de type ‘’Wewa’’, soutenus par les autorités locales, le tarif est fixé à 200 FCFA en raison de l’état de la route, notamment sur les axes Grand marché – Tahiti ou Mangandzi.
Les prix évoluent davantage en période pluvieuse. Les mares qui se forment sur la chaussée poussent les transporteurs à saucissonner les trajets ou à renchérir les coûts des trajets au grand dam des populations.
Selon les transporteurs, le gouvernement n’a pas pensé à eux. Il a augmenté le prix du carburant sans tenir compte des coûts du transport, restés les mêmes depuis 1994. Or, la course de taxi est passée de manière tacite de 700 FCFA à plus de 1000 FCFA sous la barbe de la mairie et des forces de sécurité.
Les transporteurs soupçonnent les syndicalistes d’avoir reçu des pots-de-vin pour favoriser une telle forfaiture.
A côté des prix, les transporteurs se sont plaints des caprices des gérants des stations-services qui leur exigent jusqu’à 5000 FCFA pour s’acheter 25 litres de gasoil ou d’essence pour le fonctionnement de leur véhicule.
Photos DR: 1-Le président du CSTC, Bienvenu Mabiala 2- Taxis-bus dans un quartier de Brazzaville 3- Des taxis après la pluie, dans la ville de Dolisie

