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Vers une augmentation des coûts des transports urbain et interurbain au Congo

par les défis du congo
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L’intersyndical des transporteurs en commun du Congo (ISTCC) a décidé de repartir en grève pour 3 jours, du lundi 3 mars au mercredi 5 mars 2025, pour ramener les partenaires à la table de négociations au sujet de l’augmentation des prix des carburants, la matérialisation des mesures d’accompagnement, le volet transport de la loi des finances, le racket de la société Africa-Pesage sur le RN2 et les contrôles abusifs de la force publique, rapporte lesechos-congobrazza.com. 

Selon les transporteurs, si la grève 3 de jours ne suffit pas pour se faire entendre, ils procéderont illico presto à l’application d’une nouvelle tarification déjà définie par eux-mêmes.

Si le gouvernement ne coopère pas, les tarifs des transports en commun passeront de 150 à 250 FCFA pour les suburbains dits ‘‘cent-cent’’ et de 1000 à 1500 F pour les courses de taxis et 30 % de plus sur les tarifs interurbains ; indiquent ces opérateurs économiques.

Cette décision est la conséquence de l’échec en 2024 des négociations entre le gouvernement et les syndicats des transporteurs, entamées depuis 2023, et qui portent sur plusieurs points d’achoppement tels l’augmentation des prix du carburant, les rackets, la dégradation du réseau routier et des voiries urbaines.

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En juin 2023, le gouvernement a décidé d’augmenter les prix des carburants à la pompe. Le litre d’essence est passé de 595 FCFA à 625 puis à 775 FCFA. En mars, le prix du litre d’essence pourrait être fixé à 1050 FCFA, a-t-on appris.

A la même période, le prix du litre de gasoil est passé, de 500 à 625 F CFA, après la première augmentation de 25 F CFA en janvier 2023. En mars, le litre de diesel pourrait coûter plus de 800 FCFA.  

Si ce conflit demeure et perdure, la situation pourrait créer des tensions, surtout à Brazzaville et Pointe Noire qui concentrent à elles seules plus 58 % de la population congolaise ; ainsi que Dolisie qui compte près de 200 000 âmes.

Le gouvernement gagnerait à privilégier le dialogue permanent avec les partenaires sociaux. Cette vision a été soutenue par le président du Sénat Pierre Ngolo, dans son discours du 1er février, à l’occasion de la 5e session ordinaire administrative de la haute chambre du parlement.

« La pénurie de carburant, les coupures intempestives d’eau et d’électricité ainsi que les tracasseries de transport nous engagent, avec l’exécutif, à tout entreprendre pour apporter les thérapies appropriées en vue de soulager la douleur de la population », avait- t-il déclaré à ses collègues du Sénat. 

Photos VOX/LDC/DR: 1-Bagarre pour une place dans le bus à Brazzaville 2- File de taxis devant la Station de Loutassi à Brazzaville 3- Des policiers routiers en plein exercice de racket

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