Le président João Lourenço a décerné cette semaine à Luanda, la médaille d’or et un diplôme d’honneur en plus de la classe d’or au chef de l’Etat Congolais, Denis Sassou N’Guesso, pour son implication réussie dans la libération de l’Angola, lors de la célébration du cinquantième anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.
Pour le gouvernement angolais, ces décorations marquent une reconnaissance historique à l’endroit du président Congolais Denis Sassou N’Guesso mais également de Marien Ngouabi alors président du Congo, pour le rôle joué par la République populaire du Congo pour soutenir la lutte menée par Agostinho Neto dans la libération de son pays du joug colonial portugais.
Très ému par l’honneur qui lui a été fait, Denis Sassou N’Guesso a exprimé sa reconnaissance au président Joao Lourenço et au peuple angolais avant de leur réitérer son engagement à poursuivre la lutte pour aider d’autres africains sur le continent à se libérer.
Le chef de l’Etat Congolais qui a remercié le président Angolais pour l’honneur fait au Congo à travers « sa modeste contribution apportée à la lutte pour la libération » s’est aussi incliné devant le peuple Angolais pour l’amitié intacte entre lui et le peuple congolais dans les luttes pour la libération du continent.
L’indépendance de l’Angola en 1975 n’a pas sonné le glas de la souffrance dans cet immense et riche Etat de l’Afrique australe ; il fallait survivre et des factions rivales mouvement populaire de la libération de l’Angola (MPLA) ont déclenché des hostilités qui ont maintenu le pays dans un état de paupérisation avancée, à savoir l’union nationale pour la l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) du Dr. Jonas Malheiro Savimbi et le Front national de la libération de l’Angola (FNLA) de Holden Roberto.
L’affrontement pour le pouvoir entre les trois factions a déclenché une guerre civile qui a eu le mérite d’attirer sur le territoire angolais, en plus de la « guerre chaude », la « guerre froide » dans laquelle les soviétiques (URSS) et les cubains s’étaient rangés du côté du MPLA et les USA et l’Afrique du Sud du côté des deux autres.
L’implication de Denis Sassou N’Guesso, alors président de l’organisation de l’unité africaine (OUA, puis Union africaine) en 1986, a permis l’organisation, le 22 décembre 1988 à Brazzaville de la conférence de Brazzaville qui a débouché sur la signature des accords de paix et le retrait des forces cubaines et sud-africaines d’Angola.
Photos screenshots: Le président congolais à Luanda, lors de la célébration du 50eme anniversaire de l’indépendance de l’Angola

