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Denis Sassou Nguesso se dit disponible pour faire la médiation entre Tshisekedi et Kagamé

par les défis du congo
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Le président Congolais, Denis Sassou Nguesso, a déclaré dimanche dans une interview accordée à la chaine de télévision France24, en marge du 38e sommet ordinaire de l’Union Africaine à Addis Abeba, qu’il était disponible pour servir de médiateur entre Félix Antoine Tshisekedi de la RDC et Paul Kagamé du Rwanda dans le conflit armé qui oppose les FARDC et la rébellion du M23, soutenu par l’armée rwandaise ; en vue d’éviter un embrasement sous-régional.

Selon le président Congolais, un conflit qui embraserait la région est évitable. Pour cela, il compte sur la sagesse africaine afin d’écarter ce risque.

Il n’exclut donc pas la possibilité de prendre le relais du président Joao Lourenço qui a décidé de « passer la main » bien que, selon ses propos, « il y a en Afrique plusieurs chefs d’Etats capables d’assumer cette mission. »

Mais, pour l’instant, selon M. Sassou Nguesso, il est question de créer « les conditions pour qu’ils se rencontrent [Félix Tshisekedi et Paul Kagamé, ndlr]. » « Le plus important pour nous c’est l’instauration du dialogue », a souligné le chef de l’Etat congolais

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Au cours de la semaine écoulée, les deux Kivu sont tombés aux mains des rebelles et leurs supplétifs Rwandais. L’armée congolaise en proie à des difficultés a cédé du terrain.

Le conflit à l’Est de la RDC a déjà fait plus de 3 000 morts, environ 3000 blessés et 500 000 déplacés depuis début
janvier, selon un rapport publié par les services onusiens.  

Kinshasa accuse le Rwanda et l’Ouganda de soutenir activement le M23 pour accéder aux richesses minières des régions de l’Est. Ces accusations ont été étayées par des rapports des agences de l’ONU, qui dénoncent un appui militaire rwandais au
mouvement rebelle.

Le Rwanda, rejette ces accusations, et reproche à Kinshasa de collaborer avec les miliciens Wazalendo et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), que le gouvernement de Kagamé considère comme une menace pour leur intégrité territoriale.

Il y a quelques jours, le 14 février, les parties impliquées dans le conflit armé libyen ont signé, sous la houlette de Denis Sassou Nguesso, la charte nationale de réconciliation inter libyenne, dont les négociations ont été dirigées durant de longues années par le président congolais, du président du comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye.

Denis Sassou Nguesso veut, une nouvelle fois, mettre son expérience sur la table pour préserver la sous-région d’une escalade qui pourrait enflammer au-delà du Rwanda et de la RDC.

Photo PR: Le président Congolais, Denis Sassou Nguesso

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