La ministre congolaise du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo a appelé mardi, le 19 mai, les acteurs des secteurs productifs à produire quantitativement et qualitativement dans la perspective de l’ouverture des frontières nationales pour l’intégration du pays dans la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Dans cette déclaration relative à la célébration de la journée nationale du Commerce, sous le thème « les enjeux et défis de la mise en œuvre de la ZLECAF à l’horizon 2030 pour la République du Congo », le membre du gouvernement a estimé que la ZLECAF constitue un défi collectif et une priorité nationale.
« Intégrer la ZLECAF ne signifie pas seulement ouvrir nos frontières commerciales ; cela signifie surtout préparer nos entreprises à être plus compétitives. Nous devons produire davantage et produire mieux », a déclaré Jacqueline Lydia Mikolo.
Pour réussir ces deux défis, a-t-elle expliqué, « il est nécessaire de renforcer les capacités de production, de moderniser les entreprises, d’améliorer la qualité des produits qui seront soumis à la concurrence mais également de maitriser les chaînes d’approvisionnement, l’accès aux normes de certification internationales et le développement d’une vraie culture de compétitivité. »
Toutefois, la ministre du Commerce a assuré les entrepreneurs locaux de l’accompagnement du gouvernement dans leur mise à niveau pour mieux profiter des avantages qu’offrira l’ouverture du marché continental.
Selon Mme Mikolo, l’entrée du Congo dans la zone de libre-échange est un défi qu’il faut relever ensemble ; avec l’implication des pouvoirs publics, de la société civile, des acteurs du secteur privé mais également des consommateurs, en vue de construire une économie résiliente et prospère.
Par conséquent, le gouvernement s’engage à garantir la libre circulation des marchandises sur l’ensemble du territoire national, d’améliorer les infrastructures routières et logistiques mais également de conjurer la parafiscalité, conséquence des barrières illégales, afin de fluidifier l’écoulement des marchandises diverses à travers le pays et les frontières voisines.
Cette disposition nécessite la révision de la législation commerciale afin de l’adapter aux nouvelles réalités, indique-t-on.
La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est un projet d’intégration continentale en cours de création et qui vise à regrouper tous les espaces commerciaux africains à savoir le COMESA ; la SADC ; la CAE ; la CEEAC ; la CEDEAO ainsi que l’Union du Maghreb arabe et la communauté des Etats sahélo-sahariens, avec pour corollaire la suppression des frontières douanières pour encourager la libre circulation des biens. L’objectif du projet étant d’intégrer à terme l’ensemble des 55 États de l’Union africaine.
La décision de créer la ZLECAF a été prise en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine. Son entrée en vigueur, initialement fixée à 2017 n’est pas effective en raison des pesanteurs administratives de certains pays et des calculs souverainistes d’autres pays qui craignent de subir le poids démographique des pays plus peuplés et pauvres, sans opportunités de développement.
Photo DR: Jacqueline Lydia Mikolo, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation

