Ce sont plusieurs collections qui mettent en lumière de nombreux artifices du pouvoir ancestral dont le Moukounki, le Gonga, le Kiébé-Kiébé, le tambour Nzobi, le Mokoto ou encore le Ndanda qui attirent les visiteurs dans ce joyau culturel situé dans la zone industrielle de Mpila, dans l’arrondissement 6, Talangai.
Par Koumba Lévê
Inauguré en début de semaine par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso en présence de son homologue gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, ce lieu de la renaissance culturel du Congo comprend de nombreux espaces modulables pour des expositions ; des salles de projection et de spectacle mais également un auditorium de plus de 250 places assises ainsi que plusieurs autres commodités.
L’ouverture de ce musée a été reçue comme un ouf de soulagement pour la sauvegarde de l’identité culturelle, des artifices, des œuvres de l’esprit et autres. Il ambitionne ainsi d’être un espace vivant, ouvert à la jeunesse, aux chercheurs, aux touristes et aux amoureux de l’Art africain grâce aux créations de l’esprit, qui retrace une partie de l’histoire culturelle des communautés congolaises et de leurs pratiques rituelles et festives, a souligné le ministre congolais de la Culture, Jean Claude Gakosso.
Présentant l’édifice à ses hôtes, M. Gakosso a indiqué qu’il s’agit d’un « véritable symbole de mémoire collective ; le futur sanctuaire culturel ; une maison de l’histoire africaine mais également un lieu destiné à préserver les racines du peuple congolais et à transmettre l’héritage des générations passées aux jeunesses de demain. »
La culture, c’est aussi la musique pour laquelle les artistes congolais d’hier et d’aujourd’hui demeurent les ambassadeurs d’une Afrique fière, créative et profondément attachée à son identité grâce à la Rumba, très populaire au-delà des frontières des deux Congo.
« De Koffi Olomidé à Fally Ipupa, la Rumba ne perd jamais son éclat et ne souffre d’aucune ride ; de Ferré Gola à Roga-Roga, le Congo chante et l’Afrique s’enflamme ; de Doudou Copa aux jeunes talents d’aujourd’hui, la musique congolaise continue d’écrire son histoire avec passion et harmonie », a rappelé Jean-Claude Gakosso qui a apprécié le fait que la Rumba continue de se réinventer sans jamais trahir son essence.
Le membre du gouvernement a remonté le temps en évoquant les épopées de Franco Luambo Makiadi, Rochereau Tabu Ley, Pamelo Mounk’a, Papa Wemba et nombreux autres dont les portraits sont devenus des pièces majeures du musée pour honorer des hommes qui ont fait de la Rumba une identité africaine reconnue dans le monde entier.
.Photo DR: Une vue de la facade du nouveau musée national

