Accueil SOCIÉTÉQuelques 118 178 jeunes congolais devant leur destin, affrontent les épreuves du baccalauréat depuis le 2 juin

Quelques 118 178 jeunes congolais devant leur destin, affrontent les épreuves du baccalauréat depuis le 2 juin

par Achille Salesh Ngoma
0 commentaires 8 vues

Au total, 118 178 candidats des lycées de l’enseignement général et technique affrontent cette semaine les épreuves du baccalauréat, session de juin 2026, qui a débuté le mardi 2 juin sur l’étendue du territoire.

A Brazzaville, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Gustave Fulgence René Adicolle Goum a lancé les épreuves du Bac technique et professionnel, avant de visiter les trois centres d’examen de la capitale, notamment le lycée technique 5-février, le Complexe scolaire Javoueh, et lycée technique commercial 1er-mai où les candidats ont composé sur le français et la philosophie.

Répartis dans 88 centres à travers le pays, ils sont seulement 16 322 candidats inscrits au baccalauréat technique et professionnel dont 6820 à Brazzaville et 6436 à Pointe Noire, contre 101 856 candidats de l’enseignement général, avec la série C très faiblement représentée par 3.182 candidats.

Pour la première, fois cette année, les autorités ont décidé de faire composer le bac technique et le bac général aux mêmes dates, pour mettre fin aux doubles inscriptions qui permettaient à certains candidats de s’inscrire la même année au bac de l’enseignement général et à celui de l’enseignement technique et professionnel pour multiplier leurs chances de gagner l’entrée à l’université.

Top Selling Multipurpose WP Theme

Le déroulement concurrent des épreuves, en 2026, a forcé chaque jeune à assumer un seul choix de destin.

Dans un pays où le chômage des jeunes continue de s’imposer comme une réalité quotidienne, le baccalauréat demeure un véritable tournant de vie pour ces dizaines de milliers de jeunes Congolais qui jouent une grande partie de leur avenir à travers cet examen.

Pour valoriser la culture du mérite, des mesures strictes de lutte contre la fraude ont été déployées pour obliger les candidats à dépendre uniquement de leur mémoire et de leur travail.

A la veille de l’examen, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, M. Jean Luc Mouthou, a organisé un séminaire de renforcement des capacités des organisateurs de cet examen d’État, sous le thème « Sécurisation et gouvernance intelligente du baccalauréat : renforcer la lutte contre la fraude pour préserver la crédibilité d’un examen stratégique à l’ère des mutations numériques et des exigences du monde contemporain ».

Selon lui, le baccalauréat n’est pas une simple formalité administrative ou académique, mais le premier grade universitaire. Il engage non seulement l’avenir de milliers de candidats, mais aussi l’autorité morale de l’État, la confiance des familles et le rayonnement de l’école congolaise.

« Le baccalauréat constitue un indicateur de la crédibilité du système éducatif national, un symbole de l’égalité des chances et un instrument stratégique d’orientation des parcours académiques et professionnels de la jeunesse congolaise », a-t-il conclu.

Photo METP: Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Gustave Fulgence René Adicolle Goum dans une salle d’examen

Vous aimerez aussi

Laisser un Commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez la manutention et le stockage de vos données par ce site web.