Le Comité stratégique de la Centrale d’intelligence et de documentation (CID), en réunion à Kintélé (Nord de Brazzaville) pour sa cinquième session annuelle, a fait une évaluation des actions menées au cours de l’année 2026 et projeté celles de l’année prochaine marquée par la tenue des élections législatives et locales, ainsi que l’entrée en vigueur de la mesure d’exemption de visa annoncée par le président Denis Sassou N’Guesso en faveur des ressortissants africains.
Dans un contexte mondial dominé par des difficultés socioéconomiques, le Comité stratégique 2026 a choisi le thème « La Centrale d’intelligence et de documentation face aux enjeux géopolitiques et aux défis sécuritaires du moment » pour rassurer les congolais que la paix sera toujours préservée puisque de cette réunion découleront les nouvelles stratégies pour combattre toute forme de menaces contre le pays et son peuple.
« C’est donc dans ce contexte qu’entrera en vigueur la mesure d’exemption de visa aux ressortissants des pays africains annoncée par le chef de l’Etat en mai dernier. C’est également dans ce contexte que se dérouleront les prochaines élections législatives et locales en 2027. Ce contexte constitue un défi majeur à prendre à bras le corps pour la bonne tenue des élections législatives et locales », a indiqué le magistrat Aristide Okassa, l’administrateur général de la CID.
Selon le patron du Renseignement congolais, faire le point sur le chemin parcouru et poser les jalons pour l’année à venir sont la manière idéale de s’approprier les injonctions du chef suprême des armées, et les directives du ministre de l’Intérieur pour un maximum d’efficacité et de succès dans la sécurisation du pays et ses institutions.
C’est le moment de redoubler de vigilance et d’ingéniosité afin de relever les défis du moment, pour prendre un nouveau départ, estime le ministre de l’Intérieur Jean Olessongo Ondaye qui a profité de calmer les inquiétudes du public au sujet de l’exemption de visa qui ne signifie pas absence de contrôle.
« Bien au contraire, l’exemption de visa doit plutôt nécessiter un changement de méthode sécuritaire, et cela en conformité avec les textes en vigueur dans notre pays. Ce qui revient à dire que le contrôle doit devenir non seulement proactif, mais aussi assujetti aux textes qui régissent votre institution, aux textes qui engagent le respect de nos institutions et la sécurisation totale de notre pays », a-t-il martelé en invitant au savoir-faire et la technicité des services de sécurité mais aussi au sens élevé de l’éthique et du discernement des agents.
Photos DR: Les membres du Comité stratégique de la Centrale d’intelligence et de documentation autour du ministre de l’Intérieur Jean Olessongo Ondaye

